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Demir SÖNMEZ - Page 208

  • Semaine internationale contre le racisme: "l'islamophobie est-elle une forme de racisme?"

    Résumé de la Conférence organisée le 21.03.2014 par l’UOMG & le BIE sur le thème «  l’islamophobie est-elle une forme de racisme ? » de Marwan Muhammad, Président du Comité contre l’Islamophobie en France, dans le cadre de la Semaine internationale contre le racisme

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    Lorsqu'on parle d'islamophobie, il faut commencer par clarifier le concept: 

    Contrairement à certaines controverses politiques, le terme n'a pas été inventé par des mouvements musulmans, ni dans le monde arabe ni en Iran, puisqu'un tel concept n'existe ni en langue arabe, ni en perse. Il a au contraire été inventé en France au début du 20e siècle, par des ethnologues et administrateurs coloniaux, qui s'en servaient pour mettre en évidence un traitement hostile aux populations musulmanes dans certaines zones coloniales. 

    Comme de nombreux termes exprimés dans un espace politique européen sous tension, il fait l'objet de désaccords, comme pour d'autres formes de préjudice: antisémitisme, négrophobie, racisme anti-Roms, etc. 

    Par conséquent, il faut s'attacher à une définition d'usage claire: 

    Nous considérons comme acte islamophobe tout acte de discrimination ou de violence envers des individus ou des institutions en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à l'islam. 

    C'est cette définition que nous utilisons, en bonne intelligence avec l'ONU, l'OSCE ou le Conseil de l'Europe. 

    Notre travail d'accompagnement et de soutien juridique des victimes nous a permis d'observer, lors des médiations, les idéologies et constructions psychologiques à l'œuvre chez les discriminants. 

    Ils ne sont pas uniquement d'extrême droite, mais de toutes les appartenances politiques, sans distinction d'appartenance sociale ou économique. Leurs principales motivations sont d'ordre émotionnelles, irrationnelles, couplées à une méconnaissance des musulmans, mais surtout des lois. Beaucoup utilisent ainsi des arguments de "laïcité" pour s'autoriser à discriminer des femmes portant un foulard sur les cheveux, dans l'illégalité la plus total. Il faut alors les rappeler à l'ordre et, dans certains cas, les faire sanctionner en justice. 

    On trouve une islamophobie de droite, principalement articulée autour de questions de sécurité, d'identité, parfois de civilisation. 

    On trouve également une islamophobie de gauche, qui dévoie des concepts de leur définition initiale pour en faire des outils d'exclusion: c'est le cas de la laïcité, censée garantir la libre coexistence des différents cultes, qui se retrouve instrumentalisée comme un outil de censure du religieux. C'est également le cas du féminisme, pourtant prônant l'autonomie et la libre détermination des femmes, qui va être utilisé pour leur refuser ce droit au choix s'il s'exprime au travers d'un signe religieux. 

    On voit que les représentations islamophobes se placent essentiellement dans un champ irrationnel, qui produit de nombreux actes (469 en France, en 2012), visant principalement les femmes, dans 87% des cas (94% dans les cas d'agression). 

    Par conséquent, il faut développer une approche multipolaire pour faire face à la globalité du phénomène islamophobe: 

    1) sur le plan juridique, en aidant les victimes à recouvrer leurs droits et en faisant condamner de manière exemplaire les agresseurs et discriminants islamophobes

    2) sur le plan politiquer, en déconstruisant les discours stigmatisants et en étant très vigilant face aux tentatives des groupes d'extrême droite de prescrire des débats nauséabonds qui deviennent vite hors de contrôle

    3) en agissant sur l'imaginaire et le lien collectif, à travers des œuvres d'art, une dé construction des clichés racistes à travers l'humour et le développement de projets multi culturels

    Il est plus que jamais important de faire ce travail de manière collective, musulman et non musulmans ensemble, pour faire face à un mal qui ne touche pas qu'une minorité, puisqu'il vient détruire l'essence de ce qui fait société: le lien social. 

    Le drame d'un pays comme la France qui sombre dans le racisme n'est pas dans la violence de ses extrêmes, mais dans le silence de sa majorité. 

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  • La diaspora sahraouie débarque à la place des Nations

    Grand succès pour la diaspora  sahraouie !

    Elle manifestait ce vendredi 21 mars 2014 sur la place des Nations à Genève. Plus de 150 défenseur-e-s des Droits de l’Homme et militant-e-s  sahraoui-e-s  appelaient le Conseil de sécurité à élargir le mandat de la Minurso (forces onusiennes au Sahara Occidental) à la protection de la population civile sahraouie  et au respect des Droits de l’Homme. Cet élargissement est une nécessité tant la répression est violente au Sahara Occidental; plusieurs quartiers de la ville sont assiégées par les force spéciales marocaines, la liberté de manifester pacifiquement est interdite tout comme la liberté d’association. L’impunité est totale.

    Il est temps  pour la communauté internationale de condamner le Maroc qui, sous sa diplomatie du sourire, ne remplit pas les engagements qu’il a pris envers la communauté internationale concernant notamment la disparition forcée et involontaire et  la convention contre la torture.


     

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    Interview Monsieur de  Berthier Perregaux

    Mesdames, Messieurs, chers amis, au nom du Comité suisse de soutien au peuple sahraoui j’ai le plaisir de vous saluer aujourd’hui sur cette place des Nations où`nous sommes rassemblés.

    Et j’aimerais saluer tout particulièrement les Sahraouies et les Sahraouis

    qui viennent des zones occupées, celles et ceux qui viennent  des camps de réfugiés près de Tindouf en Algérie. les Sahraouies et Sahraouis de la diaspora.

    Depuis 38 ans notre Comité suit votre lutte  et votre engagement pour la liberté et l’indépendance. Depuis 38 ans, nous partageons vos joies et vos peines, vos réalisations et votre courage face aux forces tyranniques

    de la police et de l’armée marocaines, face à la répression  alors que vous vous battez pacifiquement.

    Depuis 38 ans, nous essayons de vous apporter, selon nos modestes moyens, des preuves tangibles de notre solidarité et de notre persévérance à vos côtés.

    Nous vous avons visités et partagé votre vie quotidienne  aussi bien dans les camps que dans les territoires occupés. Nous avons apprécié à sa juste valeur votre hospitalité  et votre disponibilité à notre égard

    et nous vous en remercions.

    Et aujourd’hui votre lutte continue chez vous, mais aussi au niveau mondial et en particulier ici à Genève au sein de l’ONU. Malgré la tiédeur, pour ne pas dire plus, des instances internationales, vous faites entendre votre voix et portez bien haut vos aspirations et vos droits.

    Votre présence et vos contacts sont une démonstration de votre détermination. Et j’espère bien que les observateurs  marocains

    qui sont parmi nous et nous suivent avec un zèle consternant vont enfin comprendre  la justesse de votre cause et que l’intransigeance du roi

    ne peut que le mener   à une défaite inéluctable.

    C’est pourquoi nous sommes à vos côtés et le resterons

    En vous remerciant encore et en vous félicitant de votre présence ici

    nous vous souhaitons, à vous et à votre peuple, bon courage jusqu’à la victoire finale. Merci.

    Berthier Perregaux, président du Comité suisse de soutien au peuple sahraoui

     

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  • BAN KI-MOON: TIBET A BESOIN DE VOTRE AIDE MAINTENANT!

    À l’occasion du  25ème conseil des droits de l’homme La Communauté tibétaine en Suisse au Liechtenstein et ses amies se sont rassemblé sur la place des Nations, Une tragédie se joue au Tibet sous silence et en sacrifice de vies humaines. Jusqu'au 16 mars 2014 129 Tibétains et Tibétaines ont offert leurs vies pour leur pays sans nuir à autrui, 106 sont décédés des suites de leurs atroces blessures. Au nom de la justice et de la non-violence nous vous prions de venir à notre secours en soutenant notre campagne " Ban Ki-Moon, Tibet needs dialogue"

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    BAN KI-MOON: TIBET A BESOIN DU DIALOGUE

    Il y a 2 ans, depuis le 30 mai 2011, la Communauté tibétaine en Suisse et au Liechtenstein (TGSL) avec ses 5000 membres  a alerté l'Organisation des Nations Unies en actions mensuelles à la violation des droits de l'homme qui a lieu au Tibet. Nous nous sommes adressés  à Son Excellence, le Haut-Commissaire  aux droits de l'homme, Mme Navanethem Pillay, pour appuyer notre demande pour une visite d'une mission d’enquête indépendante des Nations Unies au Tibet.

    Nous continuons à être très préoccupés par la détérioration de la situation des droits de l'homme au Tibet et la poursuite des auto-immolations au Tibet . Vivre dans un tel environnement répressif , sans espace pour les méthodes classiques de protestation , les Tibétains de tous les milieux sont obligés de prendre de telles mesures drastiques . Les auto-immolations résultent de 60 ans de mauvaise gestion par la République populaire de Chine (RPC ) , qui continue à nier le principe de l'universalité des droits de l'homme en violant les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme . Le Tibet est toujours sous occupation . Il continue à souffrir de la répression politique , l'assimilation culturelle , la marginalisation économique , la discrimination sociale et la destruction de l'environnement , accélérée par la migration chinoise en masse au Tibet qui a transformé les Tibétains en citoyens de seconde classe dans leur propre patrie . Le nombre actuel de prisonniers politiques connus au Tibet est aujourd'hui estimé à 1'204 .

    Dans le récent examen périodique universel des Droits de l'Homme du  Conseil des Nations Unies sur la Chine 12 pays ont exprimé leur inquiétude quant aux violations des droits de l'homme en Chine . La détérioration de la situation des droits de l’homme au Tibet est critiquée dans les rapports du Département d'Etat américain , de l'Amnesty International et de Human Rights Watch . La « Freedom House »  a classé le Tibet parmi les « pires des pires » en matière de droits civils et politiques dans son rapport « Freedom in the World 2013 ».
    En dépit de cette situation insupportable à l'intérieur du Tibet , les Tibétains ont souscrit à la non-violence et  à la démocratie et sont  déterminés à trouver une solution pacifique à la situation au Tibet par la « Voie du Milieu », qui ne cherche ni la séparation de la République populaire de Chine , ni un «  haut degré d'autonomie », mais une autonomie réelle pour tous les tibétains sous une seule administration dans le cadre de la Constitution chinoise . Nous avons formulé cette vision au travers de deux documents : le « Mémorandum sur l'autonomie  réelle pour le peuple tibétain » et  « Note sur le Mémorandum pour une autonomie réelle du peuple tibétain », présentés au Gouvernement chinois respectivement en 2008 et 2010.

    Le 16.12.13 dans votre allocution d'ouverture lors de la conférence de presse de fin d’année, vous avez déclaré qu’il était important que 2014 soit l'année de la protection des personnes quant à leur sécurité, leur droits élémentaires et  leur bien -être. Vous avez cherché à être un médiateur pour donner la parole aux personnes les plus pauvres et les plus menacés . À cet égard et le fait que les Nations Unies ne cesse de parler de la résolution pacifique des conflits, la force de ces convictions est testée quand vient le moment de soutenir publiquement les mouvements politiques  résolument non-violentes en s’engageant dans un dialogue pour résoudre la question du Tibet  de manière pacifique.

    La Communauté tibétaine en Suisse et au Liechtenstein

    vient à nouveau frapper à la porte de l'ONU par des actions trimestrielles et demande maintenant à vous et à l'Organisation des Nations Unies de :

     

     

    • faire pression auprès de la République populaire de Chine pour qu’elle abandonne toutes les conditions préalables à des négociations et de reprendre le dialogue avec les représentants de  Sa Sainteté le Dalaï Lama pour résoudre la question du Tibet


    • d’agir comme un médiateur entre les Tibétains et les autorités chinoises


    • faire appel et mobiliser les dirigeants du monde à soutenir le processus de dialogue


    • d’aider Son Excellence,  Mme Navanethem Pillay à effectuer la mission d'enquête au Tibet maintenant


    • demander à la Chine de mettre fin à la répression au Tibet et de se pencher sur les causes profondes de mécontentement et des souffrances du peuple tibétain. 

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