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Demir SÖNMEZ - Page 536

  • JUSQU'À LA LIBERATION DE MURAD AKINCILAR

    Libérez Murad Akincilar !

     

    à signer l'appel en

    ligne en faveur de Murad Akincilar sur le site d'Unia.

     

     

    http://www.unia.ch/Appel-de-solidarite.3856.0.html?&L=1

     

     

     

    Monsieur Murad Akincilar (né en 1962) a été arrêté mercredi 30 septembre à son domicile à Istanbul, par des hommes en civil.

     

    Depuis 2 semaines (soit 20'160 minutes), Murad a eu seulement droit à 25 minutes d’entretien avec Eylem Akincilar Pamukci son épouse.

     

    Il connaît Genève pour y avoir participé aux sessions de l'OIT, lors desquelles il représentait les salariés dans la délégation tripartite turque.

     

    Tous les collègues de Murad, en Suisse et en Turquie, sont extrêmement inquiets !

     

    Murad Akincilar, après plusieurs années de prison et de tortures en Turquie, pour activités syndicales, s'est réfugié en Suisse au début des années 2000.

     

    Il a obtenu en Suisse le statut de réfugié, puis le permis C, de même que son épouse Eylem Akincilar Pamukci, qui a suivi le même parcours que son mari dans les prisons de son pays, pour les mêmes motifs.

     

    Murad est secrétaire syndical d'Unia, en Suisse. Il y défend les intérêts des travailleurs des métiers du second œuvre de Genève et siège dans plusieurs commissions paritaires et tripartites. Il est aussi un militant des droits humains.

     

    Docteur en économie, ancien professeur à l’université d’Istanbul, Murad est un intellectuel connu et apprécié.

     

    Au début de l'été dernier, Murad a demandé à Unia un congé sabbatique, dans l'intention de rendre visite à sa vieille mère malade. Il avait en effet obtenu des garanties de la part de la justice turque qu’aucune poursuite n’existait contre lui. C'est dans cette phase qu'il a été arrêté sans raison, malgré les garanties qu'il avait obtenues.

     

    Nous connaissons très bien notre collègue, assez pour être certains que Murad ne s'est livré à aucune activité illégale. Il a repris contact en Turquie avec ses collègues syndicalistes, et a rédigé quelques articles pour la presse de gauche. Nous sommes convaincus de l'innocence totale de Murad, eu égard à son esprit civique. Nous avons toujours apprécié son intégrité morale et son attachement à la justice.

     

    Son épouse Eylem se trouve à Istanbul, mais conserve ses papiers déposés à Genève. Elle a subi 8 ans d’emprisonnement en Turquie avant l’obtention de son statut de réfugiée politique en Suisse. Sa détention a été des plus dures. Eylem Akincilar Pamukci a enduré des tortures dont elle porte encore des séquelles.

     

    Le 29 octobre 2009, plusieurs cérémonies vont marquer le 86e anniversaire de la proclamation de la République de Turquie en Suisse.

     

    En 1993, la Turquie a signé la convention 87 de l’OIT garantissant la liberté d’association. L’arrestation de Murad est une violation de cet engagement international.

     

    La diaspora turque résidente en Suisse est une forte communauté qui par son travail aide chaque année par des millions de francs à l’économie de son pays d’origine.

     

    Notre espoir est qu'en l'occurrence la police turque ne fasse que se livrer à une manœuvre d'intimidation des syndicalistes, et que Murad sera rapidement libéré. Il aura alors la possibilité de retrouver son emploi de secrétaire syndical à Unia-Genève.

     

    Nous craignons cependant, pour connaître quelques précédents (dont ceux de Eylem et de Murad avant qu'ils n'obtiennent l'asile politique en Suisse…), que de telles arrestations puissent conduire à des emprisonnements de très longues durées, et à des mauvais traitements.

     

    C'est pourquoi nous exigeons la libération immédiate de Murad Akincilar.

     

    Murad doit bénéficier des droits élémentaires, à savoir les contacts avec sa famille et son avocate, connaître les charges retenues contre lui (que nous ignorons à ce jour) et avoir des conditions de détentions décentes, conformément aux engagements internationaux de la Turquie.

     

     

     

    Comité de soutien à Murad Akincilar, 12 octobre 2009, Jamshid Pouranpir

    Unia, Sit, Syna, SSP, Comedia, SSM, Syndicom, Jean Ziegler (rapporteur de l’ONU), Robert Cramer (conseiller d’Etat), Andi Gross (conseiller national), Jacques Robert (secrétaire national Unia), Amélia Christinat-Petralli (conseillère nationale), Carlo Sommaruga (conseiller national), Maria Roth-Bernasconi (conseillère nationale), Ueli Leuenberger (président des Verts et conseiller national), Jean-Charles Rielle, conseiller national et médecin, Loly Dolores Bolay (députée), Nicole Valiquer (conseillère municipale), General Centrale of the Branshed Unions in Bulgaria, René Longet (président PSG et maire d’Onex), Maria Casares (conseillère municipale), Parti du Travail, Laurence Fehlmann Rielle députée Genève, Fédération des Travailleurs Immigrés en Suisse (IGIF), UITBB, Albert Rodrik ancien député Genève, Andreas Rieger Co-Président Unia, Matteo Pronzini Unia Tessin, Jean-Michel Dolivo avocat Lausanne, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti socialiste genevois, Solidarités, Vasco Pedrina vice-président de l’IBB (Fédération internationale du Bâtiment et du Bois), Demir SÖNMEZ président de la Maison du peuple de Genève, GSsA, Alessandro Pelizzari secrétaire régional Unia Genève, SIT, L’Autre Syndicat, Gauche anticapitaliste, CETIM, Romolo Molo avocat, Olivier Baud, président SPG, Yves Gurando, Montano José, Michèle Künzler députée, Charles Lichtschlag, Drahusak Boris, Bayram Bozkurt, Temel Muharrem, Hubert Nimian, Domba Kasohgo, Alfa Dramé, Didié Nsasa, Jean Batou, Paolo Gilardi historien et syndicaliste, Gilles Godinat, Jelk-Peila Andrée (IEtat), Meierhofer Charlotte, Gérard Scheller, Hemmeler Maïga Valentina, Roger Deneys député, Gilliéron Patrich Lopreno, Daniel Kunzi, Eolo Morenzoni, Alfredo Camelo, Vera Figurek présidente du Conseil municipal, Manuela Baud, Fabrice Chaperon, Jamshid Pouranpir, Anahid Pasha Khani, Manuel Fazendeiro, Joël Varone, Charles Simon, Marisa Pralong présidente Unia Genève, Cédric Kamerzin, Olivia Chaperon, Jacquelin Roiz, Micheline Lichtschlag, Régis de Battista, Véronique Pürro, Catherine Metford Perroulaz administratrice Unia, Michalis Papanicolaou General Secretary Cyprus Building, Wood, Mine & General Workers Trade Union PEO, John Sutton National Secretary Construction, Forestry, Mining and Energy Union of Australia, Dario Lopreno enseignant SSP, MPS, René Simon Meyer (vice-président CGAS), Dan Gallin, Global Labour Institute, Hans Oppliger, Luisa Crivellin, Jean-Hubert Lichtschlag ; Christiane Brunner (ancienne conseillère aux Etats), LAB

    Nous vous rappelons par ailleurs qu'une pétition électronique pour la libération de Murad est en ligne sur le site www.unia.ch <file://www.unia.ch> et que les comités de soutien se réunissent tous les lundis à 18h au syndicat Unia, 5 ch. Surinam (bus 6, 10 et 19 arrêt Charmilles) à Genève, et ce JUSQU'À LA LIBERATION DE MURAD AKINCILAR.


    Meilleures salutations.

     

     

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  • Le Ministère de la Justice refuse les soins hospitalier à un prisonnier kurde de 15 ans

    Le Ministère de la Justice refuse les soins hospitalier à un prisonnier kurde de 15 ans

    En Turquie, alors que le gouvernement turc a annoncé  des modifications dans le domaine de la représsion des mineurs accusés de terrorisme et une amélioration de leurs conditions de vie dans les prisons - le gouvernement prévoit notemment un allégement des peines et la comparution des mineurs devant le tribunal pour enfants ce qui n’est actuellement pas le cas- l’agence de presse kurde Firat News Agency nous informe que le Ministère de la justice a refusé le transfert à l’hopital de l’enfant T.N atteint de quelques difficultés respiratoires en raison de gonflements au niveau de la gorge.

    Selon une information de l’agence de presse kurde, l’enfant T.N (15 ans), en prison depuis maintenant 1 an et demi pour avoir jeté des pierres et en attente de son procès qui aura lieu devant la sixième chambre de la Cour d’assises de Diyarbakir, n’est effectivement pas autorisé à bénéficier de soins médicaux à l’hopital en raison du refus du Ministère de la Justice.

    Arrêté en février 2008 lors d’une manifestation à Cizre ( Şırnak) et placé dans la prison de Mardin, l’enfant âgé de 15 ans est accusé d’appartenance à une “organisation terroriste” (PKK) et risque une peine d’emprisonnement de 15 ans.

    Depuis le mois de juillet 2009, en raison des gonflements au niveau de la gorge, l’enfant peine à parler et à respirer. Des difficultés qui l’empêchent notamment de dormir la nuit et qui exigent l’intervention fréquente de ces compagnons de chambre.

    Son état de santé se dégradant au mois de juillet, l’enfant a été transporté à la Faculté de médecine de Diyarbakir. Les gonflements étaient devenus particulièrement importants et l’équipe médicale a dû saisir quelques morceaux pour identifier le problème. Les examens terminés, les médecins ont demandé à revoir l’enfant.

    Problème: le Ministère de la Justice a refusé le transfert de l’enfant à l’hopital dans la mesure où il ne s’agissait pas d’un recours urgent.

    Selon les parents de l’enfant, les gonflements persistent pourtant, s’aggravent et ont raison de ses difficultés respiratoires et de ses douleurs.

    Seulement, le transfert de l’enfant ne serait possible qu’avec l’autorisation du Ministère de justice qui n’accorde l’autorisation que pour les maladies graves. Or, le problème dont souffre l’enfant T.N n’a pas été identifié comme une maladie grave.

    L’association des droits de l’Homme de Mardin (IHD) a réagit à la réaction du Ministère de la Justice en rappelant les conditions de vie des enfants kurdes emprisonnés à de lourdes peines pour de minces “délits”, a demandé le transfert immédiat de l’enfant T.N à l’hopital pour bénéficier de soins médicaux et a exigé sa libération.

    (Bersiv.com-Firat News Agency, 11 octobre 2009)

     

    http://www.info-turk.be/374.htm#Justice

     

     

    www.assmp.org

     

     

     

     

     

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  • Les accords turco-arméniens signés dans une grande confusion de dernière minute

    Les accords turco-arméniens signés dans une grande confusion de dernière minute

    La Turquie et l'Arménie ont signé samedi à Zurich (Suisse) des accords historiques visant à normaliser leurs relations, hantées depuis près d'un siècle par le souvenir des massacres d'Arméniens. Toutefois, une confusion a régné jusqu'au bout lors de la cérémonie à l'Université de Zurich et la signature a été retardée de près de trois heures et demie en raison d'une "difficulté de dernière minute" soulevée par la délégation arménienne concernant le discours que devait prononcer M. Davutoglu.

    Finalement, pour régler le problème, il a été décidé qu'aucune allocution ne serait prononcée: le choix était "de tuer le processus ou de ne faire aucun discours".

    Le litige a provoqué une valse-hésitation durant l'après-midi: peu avant 17h00 locales (15h00 GMT), l'heure prévue pour la cérémonie, la voiture transportant la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton vers l'Université a fait demi-tour pour revenir à l'hôtel où elle avait établi ses quartiers.

    Des conciliabules se sont alors engagés avec le secrétaire d'Etat adjoint américain pour les affaires européennes et eurasiennes Phil Gordon.

    Le ministre arménien et Mme Clinton sont finalement arrivés à l'Université de Zurich avec deux heures de retard sur l'horaire prévu. Le ministre turc et toutes les autres délégations les attendaient: la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, leurs homologues russes Sergueï Lavrov et français Bernard Kouchner et le chef de la diplomatie européenne Javier Solana.

    Il a fallu attendre encore près d'une heure et demie pour que la cérémonie puisse avoir lieu, à 20h20 locales (18h20 GMT).

    Outre la question de génocide d'Arméniens, le conflit du Nagorny-Karabakh a envenimé le contentieux entre les deux pays. Au terme d'une guerre de six ans (de 1988 à 1994), Erevan a pris le contrôle de cette enclave peuplée d'Arméniens en Azerbaïdjan, allié de la Turquie qui a fermé en 1993 sa frontière avec l'Arménie en guise de représailles.

    Les accords signés samedi prévoient notamment la réouverture de la frontière dans les deux mois suivant leur entrée en vigueur.

    Après avoir signé ces accords, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et son homologue arménien Edouard Nalbandian se sont serré la main froidement avant de se congratuler avec les chefs des délégations européenne, française, suisse, américaine et russe.

    Pour entrer en vigueur, les accords doivent encore être ratifiés par les parlements des deux pays, un processus qui pourrait traîner en longueur en raison de l'hostilité de nombreux députés à Ankara et à Erevan.

    Dans ce contexte de ressentiments et de conflit, le rapprochement se heurte en effet à de profondes résistances dans les populations des deux pays ainsi que dans la diaspora arménienne.

    S'adressant solennellement à la nation, le président arménien Serge Sarkissian a assuré samedi qu'il n'y avait "pas d'alternative" aux accords, au lendemain d'une manifestation à Erevan de plusieurs milliers d'adversaires du rapprochement avec Ankara.

    Les Etats-Unis et l'Union européenne se sont au contraire réjouis.

    Ces accords sont "historiques" et mettent fin à "des décennies d'hostilité et de division", a déclaré Phil Gordon.

    La Commission européenne s'est félicitée "d'un pas courageux (...) vers la paix et la stabilité dans la région du sud du Caucase". La présidence suédoise de l'UE a aussi jugé que la normalisation contribuerait "à la sécurité, la stabilité et la coopération" dans la région.

    Retard causé par le projet de discours turc

    Des "formulations inacceptables" dans le discours que devait prononcer la partie turque sont la cause du retard de plus de trois heures de la signature de l'accord entre Ankara et Erevan samedi à Zurich (Suisse), a déclaré le ministère arménien des Affaires étrangères.

    "Il y avait des formulations inacceptables pour la partie arménienne dans cette déclaration. Au cours de négociations, il a été décidé que les discours ne seraient pas prononcés et que la cérémonie de signature se déroulerait sans eux", a déclaré le porte-parole du ministère arménien, Tigran Balayan, cité par l'agence de presse Novosti-Armenia.

    M. Balayan, qui s'exprimait à Zurich, a refusé de spécifier quelles étaient les parties contestées du discours turc.

    L'opposition arménienne: L'Arménie court "de grands risques" après l'accord avec Ankara

    L'Arménie court "de grands risques" après son accord avec la Turquie ouvrant la voie à une normalisation des relations entre les deux pays, a affirmé dans la nuit de samedi à dimanche un des leaders de l'opposition arménienne.

    "Avec la signature de ces protocoles, nous sommes entrés dans une période de grands risques et de lourdes incertitudes", a déclaré à l'AFP Stepan Safarian, un des dirigeants du parti Heritage.

    Les adversaires des accords accusent le gouvernement arménien d'avoir fait des concessions à la Turquie, en particulier en acceptant la création d'une commission chargée d'étudier les différends historiques entre les deux pays.

    Près de 10.000 personnes ont manifesté vendredi à Erevan pour protester contre les accords.

    L'opposition turque: Une abdication d'Ankara

    L'opposition turque a déploré la signature samedi par la Turquie et l'Arménie de deux protocoles ouvrant la voie à une normalisation des relations entre les deux pays, dénonçant une "abdication" d'Ankara.

    "Je suis très triste. C'est un exemple d'abdication (du gouvernement turc) face aux pressions extérieures, c'est très inquiétant pour l'avenir de notre pays", a affirmé Onur Öymen, vice-président du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), sur la télévision CNN-Türk.

    Regrettant l'absence, dans les documents signés samedi à Zurich (Suisse) par les ministres turc et arménien des Affaires étrangères, de toute référence à la question du Nagorny-Karabakh, M. Öymen a assuré que sa formation voterait contre leur ratification.

    "Ce jour est un jour noir pour la Turquie. La Turquie a fait un pas qui met en danger l'alliance stratégique avec nos frères d'Azerbaïdjan", a pour sa part déclaré Mehmet Sandir, vice-président du groupe parlementaire du Parti de l'action nationaliste (MHP, nationaliste). (AFP, 10 oct 2009)


    http://www.info-turk.be/374.htm#accords

    www.assmp.org

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