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Demir SÖNMEZ - Page 535

  • La Turquie est tombée au 122e rang dans le classement de la liberté de la presse

    La Turquie est tombée au 122e rang dans le classement de la liberté de la presse !




    Le classement mondial de la liberté de la presse est établi comme chaque année par Reporters sans frontières, grâce aux centaines de journalistes et experts des médias qui ont répondu à son questionnaire. Il prend en compte les violations de la liberté de la presse commises entre le 1er septembre 2008 et le 31 août 2009.

     

    En un an, la Turquie est tombée de 20 places, passant du 102e au 122e rang. Selon RSF, la raison de la chute de la Turquie est l’augmentation des pratiques de censure contre les médias défendant les droits du peuple kurde et des autres minorités ainsi que la dominance de l’Armée dans le domaine des communications.

    Selon la Plateforme pour la solidarité avec les journalistes en prison en Turquie, actuellement 33 journalistes dont 8 rédacteurs en chef se trouves dans la prison. La fin du modèle européen ?

    L’Europe a longtemps été exemplaire en matière de respect de liberté de la presse, mais cette année, plusieurs pays européens reculent très nettement. Même si les treize premières places restent occupées par des Etats européens, d’autres tels que la France (43e), la Slovaquie (44e) ou l’Italie (49e), continuent leur descente, perdant respectivement huit, trente-sept et cinq places. Ils se font distancer par de jeunes démocraties africaines (Mali, Afrique du Sud, Ghana) ou latino-américaines (Uruguay, Trinidad et Tobago). Des journalistes sont encore menacés physiquement, en Italie, en Espagne (44e), mais aussi dans les Balkans, notamment en Croatie (78e) où le 23 octobre 2008 le propriétaire et le directeur marketing de l’hebdomadaire Nacional ont été tués dans un attentat à la bombe. Mais la principale menace, plus grave à long terme, vient des nouvelles législations en vigueur. De nombreuses lois promulguées depuis septembre 2008 viennent remettre en cause le travail des journalistes. En Slovaquie (44e), elle a permis d’introduire la notion dangereuse de droit de réponse automatique et accroît fortement l’influence du ministre de la Culture dans les publications. (RSF-TGDP, 20 octobre 2009)

     

    La Turquie condamnée à Strasbourg pour la suspension de journaux

     

    La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la Turquie pour la suspension jugée abusive de quatre quotidiens pour propagande en faveur d’une "organisation terroriste", le PKK/Kongragel (Parti des travailleurs du Kurdistan).

    A l’époque des faits, les requérants, 26 ressortissants turcs, étaient propriétaires, directeurs généraux, rédacteurs en chef, directeurs du service de l’information et journalistes du Ulkede Ozgur Gundem, du Gundem, du Guncel et du Gercek Demokras.

    Entre novembre 2006 et octobre 2007, la parution de ces quatre journaux fut régulièrement suspendue pour des périodes allant de 15 jours à un mois par la cour d’assises d’Istanbul.

    Celle-ci conclut que ces publications faisaient de la propagande en faveur du PKK/Kongragel et cautionnaient les crimes commis par cette organisation et d’autre part divulguaient l’identité de fonctionnaires engagés dans la lutte antiterroriste, faisant ainsi de ces personnes de cibles d’attaques terroristes.

    De plus, certains des requérants firent l’objet de poursuites pénales pour les mêmes infractions que celles reprochées aux journaux. Ainsi, Ali Gurbuz, propriétaire du Ulkede Ozgur Gundem, fut condamné au versement d’une somme de 217.000 euros environ.

    Les juges de Strasbourg ont rappelé que "l’information est un bien périssable et qu’en retarder la publication, même pour une brève période, risque fort de la priver de toute valeur et de tout intérêt".

    La Cour conclut, à l’unanimité, qu’en suspendant la parution de journaux dans leur intégralité, même pendant une courte période, les autorités ont apporté des limitations injustifiées au rôle indispensable de "chien de garde" que joue la presse dans une société démocratique, en violation de l’article 10 (liberté d’expression et d’information).

    Elle a alloué aux requérants des sommes allant de 5.000 à 40.000 euros pour dommage matériel et une somme de 1.800 euros à chacun d’entre eux pour dommage moral. (AFP, 20 oct 2009)

     

    http://www.info-turk.be/374.htm#122e


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  • 34 membres d’un "groupe de paix" sont entrés en Turquie !

    34 membres d’un "groupe de paix" sont entrés en Turquie !


    Les autorités turques ont libéré mardi 34 civils et rebelles kurdes qui 34 membres du "groupe de paix" se sont présentés lundi au poste frontière de Habur pour soutenir le projet de réformes d’Ankara et ont été libérés après des interrogatoires par des procureurs.


    34 membres d’un "groupe de paix" sont entrés en Turquie

    Les autorités turques ont libéré mardi 34 civils et rebelles kurdes qui 34 membres du "groupe de paix" se sont présentés lundi au poste frontière de Habur pour soutenir le projet de réformes d’Ankara et ont été libérés après des interrogatoires par des procureurs.

    Huit rebelles venant d’une base du PKK dans les monts Kandil (nord de l’Irak), se sont présentés, sans armes, .

    Ils étaient accompagnés d’un second "groupe de paix" composé de 26 civils, dont femmes et enfants, en provenance du camp de réfugiés kurde de Makhmour (nord de l’Irak), où résident depuis les années 1990 quelque 12.000 kurdes exilés de Turquie sous la supervision du PKK.

    Dès leur arrivée en territoire turc, les 34 personnes ont été interrogées à Silopi, ville du sud-est anatolien proche de la frontière irakienne, par des procureurs pour déterminer s’ils ont commis des crimes afin éventuellement de les incarcérer.

    Plus de 40 avocats devaient assister aux interrogatoires, dans une caserne de l’armée.

    Les responsables turcs ont affirmé que les membres du groupe étaient les bienvenus s’ils venaient en Turquie pour se rendre, mais Murat Karayilan, un des principaux dirigeants du PKK, a affirmé à l’agence de presse Firat News que leur geste ne constituait pas une reddition.

    Des manifestation de soutien à l’initiative du PKK ont eu lieu dans plusieurs villes, à l’appel du principal parti prokurde de Turquie, le Parti pour une société démocratique (DTP). A Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes, quelque 5.000 personnes ont manifesté sur une place du centre-ville aux cris de "les émissaires de paix sont notre honneur" et "main dans la main pour une paix honorable" et ont scandé des slogans favorables à Abdullah Öcalan, le chef emprisonné du PKK.

    Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres villes de la région : Mus, Batman, Mardin, Tunceli et Van. A Istanbul, métropole de l’ouest du pays accueillant une importante communauté kurde, entre 2.000 et 2.500 manifestants, selon la police, ont défilé sur l’avenue Istiklal, une artère commerciale du centre-ville.

    Rassemblés derrière une banderole affirmant "ouvrez la voie à la paix", les manifestants, qui faisaient avec la main le "V" de la victoire, ont scandé des slogans tels que "bravo au PKK, le peuple est avec toi" ou "l’ambassadeur de la paix est à Imrali", faisant référence à l’île prison d’Imrali, où est écroué Öcalan.

    Le PKK a annoncé la semaine dernière qu’il allait envoyer en Turquie des "groupes de paix" provenant d’Irak et d’Europe à l’appel de son chef emprisonné Abdullah Öcalan, pour soutenir les efforts menés par le gouvernement turc en direction d’une résolution du conflit kurde.

    Firat News a rapporté que les groupes étaient porteurs d’une liste de demandes à remettre aux autorités turques, comprenant la fin des opérations de l’armée kurde contre les rebelles, des négociations, une reconnaissance constitutionnelle de l’identité kurde et d’avantage de droits culturels pour les membres de cette minorité. (AFP, 20 oct 2009)

     

    http://www.info-turk.be/374.htm#34

     

    mardi 20 octobre 2009, par Maison du Peuple de Genève et Maison Populaire de Genève

     

     

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  • "Groupes de Paix"

    Les premiers "Groupes de Paix" se présenteront lundi à Silopi

    Suite à l'appel d'Abdullah Ocalan, Leader du Peuple kurde, les deux "Groupes de Paix", venant l'un de Maxmur, l'autre du Mont de Qandil, vont se rendre à Silopi, district de Sirnak, le 19 octobre 2009. Le bureau de DTP de la ville de Sirnak en a donné l'information lors d'une conférence de presse, en précisant que les "Groupes de Paix" seront accueillis à 10h par la population à Tilqebin, et en appelant les habitants de Botan à participer à la cérémonie d'accueil.


    Il a souligné l'importance de l'arrivée de ces "Groupes de Paix" dont le but est de montrer la sincérité du peuple kurde quand il préconise une solution pacifique à la question kurde : " ils sont les messagers du peuple kurde et de ceux qui militent en faveur d'une paix honorable ; nous sommes prêts, nous aussi, à faire tout ce qu'il faudra pour la paix".


    Déclaration de la présidence du Conseil Exécutif du KCK:


    "Lors de son entretien historique du 9 octobre 2009, le Président Abdullah OCALAN, a appelé notre mouvement à mettre sur pieds de nouveaux « groupes pour la paix » afin d'outrepasser l'impasse causée dans la résolution de la question par les solutions militaires et politiques inadéquates et de d'ouvrir la voie à une solution politique s'insérant dans le cadre d'une nouveau processus démocratique. Hier, cet appel a été relayé à l'opinion publique par la presse. La direction de notre Mouvement ayant analysé la proposition de notre Leader a trouvé l'appel parfaitement fondé et opportun. Ainsi pour répondre à cette invitation et aux attentes formulées par certains de nos amis, nous avons décidé d'envoyer trois « groupes pour la paix » en Turquie. "


    "Le but de ces trois groupes, l'un partant du Mont Qandil, l'autre du camp de réfugiés de Makhmur et le dernier d'Europe, est d'accélérer le processus pacifique en Turquie, d'apaiser le climat actuel et de permettre le développement d'une atmosphère psychologique favorable à la paix. Ce geste fait, sur appel de notre Président, est aussi un appel et un message adressés à l'Etat turc. En répondant à cet appel, nous réitérons une fois encore notre volonté et notre détermination dans l'obtention d'une résolution démocratique et pacifique. Ce positionnement est lié à notre attachement à nos peuples et au droit à une vie libre et démocratique. Nous espérons que ce pas contribuera au développement positif du processus actuel.


    Malheureusement, ces derniers temps notre Leader a été une nouvelle fois condamné à une peine d'isolement alors qu'il est le seul détenu de l'Île-prison d'Imrali. Les opérations militaires se sont multipliées. Les arrestations et la diffamation à l'encontre des hommes politiques kurdes se développent. Les provocations de certains milieux qui trouvent leur intérêt non pas dans la paix mais dans un affrontement contrôlé se font de plus en plus incessantes. Nous avons pu voir à Caldiran encore un exemple d'assassinat sommaire, avec le cas de Ceylan Onkol. La déclaration officielle à ce sujet s'est contentée de dire « elle n'a pas été tuée par un obus de mortier, nous ne sommes donc pas responsables ». Vu ce climat délétère, il faut que chacun comprenne à sa juste valeur l'envoie de ces groupes par notre Mouvement. Par cette avancée, nous aspirons à débloquer la situation, évoluer les mentalités et nous tenir aux côtés des peuples dont la seule volonté est de voir une solution démocratique.


    Le processus d'ouverture démocratique initié par notre Mouvement à travers la déclaration de non-affrontement du 13 avril 2009 et repris par la suite sous différentes appellations par le gouvernement a République de Turquie est à l'heure actuelle dans une impasse. Malgré toutes les annonces des dirigeants de l'AKP, le processus est en train de ralentir et par la même de laisser présager de futurs problèmes et dangers. Les approches dénuées de sérieux et provocatrices mettent ouvertement en danger le processus de paix. Il faut bien comprendre que notre but premier est d'éviter de possibles violents affrontements et les pertes humaines.


    Tous les pacifistes et démocrates doivent s'impliquer d'avantage et fournir plus d'efforts pour que nous puissions outrepasser cette impasse et progresser. De même, au niveau national comme international l'opinion publique et tous les partisans de la paix et de la stabilité doivent prendre leur responsabilité pour soutenir le processus. Nous appelons toutes les puissances concernées à faire plus d'efforts en vue de la concrétisation d'une solution démocratique.


    Il faut que notre Peuple patriote et dévoué analyse correctement ce geste de notre Président Apo et qu'il participe avec ferveur à ce processus. Il doit s'approprier les groupes pour la paix et les recevoir comme des émissaires de paix afin de démonter à tous son attachement et sa détermination dans la résolution démocratique de la question kurde. Tout le peuple kurde doit savoir que nous ne sommes pas dans une phase d'accalmie et qu'au contraire nous sommes au seuil d'une ère très critique, qui nécessite de sa part une plus grande lutte et donc une plus grande vigilance, une meilleure capacité d'autodéfense et surtout de plus grandes actions civiles pour réussir à contrer les partisans de la guerre.


    Nous appelons toutes les organisations et instituons démocratiques du Kurdistan et de la Turquie à s'approprier les groupes pour la paix et à œuvrer activement. "(Kurdish Info, 17 octobre 2009)

     

    www.assmp.org

     

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