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Demir SÖNMEZ - Page 533

  • Güler Zere est libre

    Güler est libre !

     

     

    Cet après-midi, le président de la République de Turquie Abdullah Gül a signé le décret de grâce présidentielle pour la prisonnière politique Güler Zere, incarcérée depuis 14 ans pour son appartenance au mouvement marxiste DHKP-C et atteinte d’un cancer en phase terminale.


    Vers 22h00, heure turque, Güler Zere est sortie, un masque couvrant la bouche et le nez, par la porte de la morgue en chaise roulante, en compagnie de sa famille, de ses aides-soignants et de son avocat Taylan Tanay.

     

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    Elle a été accueillie par des sympathisants qui lui ont offert un bouquet d’œillets aux cris de « Güler Zere est notre dignité », « les prisonniers révolutionnaires sont notre dignité ».

     

    Güler a à son tour salué ses nombreux camarades qui campaient depuis 121 jours devant cet hôpital de Balcali à Adana (sud de la Turquie ) où elle était soignée dans une unité réservée aux prisonniers.

     

    Une ambulance l’attendait pour être emmenée vers un hôpital privé d’Adana où elle passera la nuit.

     

    Güler Zere sera ensuite transférée vers l’hôpital universitaire de Capa à Istanbul par avion.

     

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    Sa libération, est une victoire pour tous les amoureux de la justice et de l’humanité qui, indépendamment de leurs sensibilités politiques, ont lutté avec acharnement pour défendre son droit à la vie, même si, comme elle l’a murmuré à son avocat ce soir, victime de l’arbitraire cruel de l’Institut médicolégal et de la bureaucratie, elle a finalement gagné « non pas le droit de guérir, mais de mourir en liberté ».

     

    Un nouveau combat désespéré s’annonce : celui de la lutte pour la guérison de Güler en dépit de toutes les prévisions médicales résolument pessimistes.

     

    Vendredi 6 novembre, 22h30

    Comité des libertés

    Email : comitedeslibertes@gmail.com

     


    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

     

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  • Plus jamais ça ! 9 novembre 1932

    Le 9 novembre 1932, il y a 77 ans, l’armée suisse tire sans sommation contre des manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste, treize personnes sont tuées sur la plaine de Plainpalais. Nous avons un devoir de mémoire.

     

     

     

    se souvenir et agir

     

    lundi 9 novembre 2009

     

    à 17h30 sur la Plaine de Plainpalais

     

    allocutions près de la Pierre

     

    vin chaud & soupe

     

    18h34 hommage par citation

     

    des treize victimes du 9 novembre 1932

     

     

    Brève chronologie

     

    Novembre 1932, partout en Europe et aux Etats-Unis c’est la crise économique. Depuis dix ans le fascisme règne en Italie, toutes les libertés sont supprimées. Les procès politiques se suivent. En Allemagne Hitler prépare le dernier assaut décisif qui le conduira au pouvoir le 30 janvier 1933. A Genève, l’Union Nationale de Géo Oltramare rêve d’instaurer en Suisse une dictature fasciste. L’un de ses membres siège depuis deux ans au Conseil d’Etat à côté des Radicaux

    et Libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n’ont qu’une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.

     

     

    1930 - Elections cantonales : le Parti socialiste qui compte 37 sièges au Parlement genevois n’est pas représenté au Conseil d’Etat, où on n’y trouve que des représentants de la droite *.

     

     

    1931 - La gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers, un Conseiller d’Etat radical démissionne.

     

     

    1932 - La Suisse compte 4 millions d’habitants et 54'000 chômeurs. Genève compte 178'374 habitants, 93’249 sont actifs et 29’514 sont assurées contre le chômage. Plus de 8'000 personnes sont au chômage, dont 1410 seulement reçoivent des secours des caisses d’assurance chômage.

     

     

     

    Février Lors de la Conférence pour le désarmement à Genève le Conseil d’Etat fait appel à l’armée, des mitrailleuses sont montées sur des camions des travaux publics.

     

     

    Juin La fusion de l’Ordre politique national (OPN, parti fasciste) et de l’Union de défense économique (UDE, issue des milieux patronaux) crée l’Union nationale (UN).

     

    5 novembre apparition sur les murs de la ville de l’affiche annonçant la « Mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker » pour le mercredi 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.

     

    6 novembre Le Parti socialiste demande l’interdiction de l’assemblée de l’UN.

     

    7 novembre Réponse négative du Conseil administratif de la Ville de Genève.

     

    8 novembre Réponse négative du Conseil d’Etat genevois. L’assemblée générale du Parti socialiste décide d’une contre-manifestation pour le lendemain.

     

    9 novembre 17h30 Arrivée à Genève des 610 soldats envoyés par le Département militaire fédéral à la demande du Conseil d’Etat genevois du même jour.

     

    19h10 Arrivée des premiers contre-manifestants.

     

    20h30 Début du meeting de l’Union nationale.

     

    21h15 La 1ère compagnie, soit 108 hommes, se déplace du boulevard du Pont-d’Arve vers la rue de Carouge, elle traverse la foule de la queue de la contre-manifestation de la gauche, 18 soldats sont désarmés.

     

    21h34 La troupe est rassemblée dos au mur du Palais des expositions et, sur le commandement du Major Perret, ouvre le feu : 150 coups sont tirés provoquant la mort de 13 personnes** et en blessant 65.

     

     

    ** Les 13 victimes de la tuerie du 9 novembre 1932 : Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu) - Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne) - Edouard Quillet, 34 ans, employé à l’Armée du Salut - Edmond Junod, 29 ans, mécanicien -Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce - Emile Henry,55 ans, batelier - Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger - Oscar

    Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir) - Emile Guignet, 27 ans - Melchior Allemann, 31 ans, employé d’hôtel, militant socialiste - Hans Brugger, 28 ans – Alphonse Kolly, 41 ans - Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.

     

     

     

     

    Communauté genevoise d’action syndicale

     

    Parti du travail

     

    Parti socialiste genevois

    solidaritéS

     

    Parti écologiste genevois

     

    Les Communistes

     

    Groupe pour une Suisse sans armée

     

    Association de soutien aux combattants des Brigades internationales

     

    Comité Amérique centrale

     

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  • 86e anniversaire de la proclamation de la République de Turquie et Murad Akincilar est en détention !

     

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     Genève, 29 octobre 2009

     Monsieur Murad Akincilar (né en 1962) a été arrêté mercredi 30 septembre devant son domicile à Istanbul, par des policiers en civil.

     Murad est secrétaire syndical d'Unia, en Suisse. Il y défend les intérêts des travailleurs des métiers du second œuvre de Genève et siège dans plusieurs commissions paritaires et tripartites. Il est aussi un militant des droits humains. Docteur en économie, ancien professeur à l’université populaire d’Istanbul, Murad est un intellectuel connu et apprécié.

     En congé de courte durée, Murad a repris contact en Turquie avec ses collègues syndicalistes, et a rédigé quelques articles pour la presse. Nous avons toujours apprécié son intégrité morale et son attachement à la justice sociale.

     Notre espoir est qu'en l'occurrence la police turque ne fasse que se livrer à une manœuvre d'intimidation des syndicalistes, et que Murad sera rapidement libéré. Il aura alors la possibilité de retrouver son emploi de secrétaire syndical à Unia Genève.

     Durant sa détention, il a été soudainement hospitalisé avec des atteintes graves à la vue qui ont nécessité des opérations le 21 octobre. D’après les informations obtenues par les autorités, Murad a été opéré des deux yeux et il serait en train de récupérer sa capacité visuelle de l’œil gauche. La situation de son œil droit resterait toutefois incertaine. Le retard de l’intervention médicale, tout comme les raisons de son état de santé, restent inexplicables.

     En 1993, la Turquie a signé la convention 87 de l’OIT garantissant la liberté d’association. L’arrestation de Murad est une violation de cet engagement international.

     Murad doit bénéficier des droits élémentaires, à savoir les contacts avec sa famille et son avocat, connaître les charges retenues contre lui et avoir des conditions de détentions décentes, conformément aux engagements internationaux de la Turquie.

     

      Libérez Murad Akincilar !

     

    86th anniversary of the proclamation of the Republic of Turkey, Murad Akincilar is in custody !


    Geneva, 29th October 2009



    Mr Murad Akincilar (born in 1962) was arrested Wednesday 30th September outside his home in Istanbul, by civilian policemen.

    Murad is a secretary of the Trade union Unia, in Switzerland. He defends the interests of construction workers in the Geneva headquarters and is member of several official committees. He is also a human rights activist. PhD in economics, former professor at People's University of Istanbul, Murad is an intellectual known and appreciated.

    In short leave, Murad resumed contact in Turkey with his trade union colleagues, and has written several articles for the press. We have always appreciated his integrity and his moral commitment to social justice.

    Our hope is that the Turkish police is just using intimidation on trade unionists, and that Murad will be released soon. He will then be able to regain his job as secretary to Unia Geneva.

    During his detention, he was suddenly brought to hospital with serious injury to the view that required operations on the 21st October. According to information obtained by the authorities, Murad had surgery on both eyes and he would be retrieving the visual capacity of the left eye. The situation in his right eye remains uncertain. The delay in medical intervention, and the reasons for his health deterioration, remain unexplained.

    In 1993, Turkey signed the Convention 87 of ILO guaranteeing freedom of association. Murad's arrest is a violation of this international commitment.

    Murad must enjoy basic rights, namely the contact with his family and his lawyer about the charges against him and have decent conditions of detention in accordance with international commitments of Turkey.



    Free Murad Akincilar !

     Comité de soutien

    5, ch. Surinam – CP 288

     1211 Genève 13                                                                                                                                           

     

    T : 022 949 1200

    geneve@unia.ch

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