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Demir SÖNMEZ - Page 517

  • Convention contre les disparitions forcées : le Parlement doit la ratifier au plus vite !


    Plusieurs représentants d’ONG accompagnés de parlementaires fédéraux ont remis aujourd’hui une pétition au Conseil fédéral, exigeant que la Suisse signe et ratifie la Convention internationale contre les disparitions forcées. Le dépôt de plus de 8’000 signatures a été précédé d’une action symbolique sur la Place fédérale, où des personnes portant des photos de disparus de plusieurs régions du monde ont effectué des rondes silencieuses. Cet acte avait pour ambition de rappeler les rondes hebdomadaires effectuées par les Mères de la Place de mai, une association de femmes argentines qui s’est battue, et se bat toujours, pour obtenir la vérité sur la disparition de leurs enfants entre 1976 et 1983. Après plusieurs années de négociations, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 20 décembre 2006 la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

     

    Une coalition d’ONG vient de remettre au Conseil fédéral une pétition demandant à la Suisse de signer et ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées

    Berne, le 1er mars 2010,

    Cette convention revêt une très grande importance ; en effet elle prévoit des mesures fondamentales comme :

    Prévenir, enquêter et sanctionner. Elle crée deux nouveaux droits humains :

    Le droit de ne pas être soumis à des disparitions forcées et Le droit des proches des personnes disparues à connaître la vérité Pour que celle-ci entre en vigueur, il est nécessaire que 20 États la ratifient.

    À ce jour, 18 États l’ont ratifiée et la Suisse n’en fait pas partie, alors qu’elle a pourtant activement participé à son élaboration.

    Les signataires de la pétition demandent à ce que la Suisse signe immédiatement la Convention contre les disparitions forcées et qu’elle prenne toutes les mesures pour que l’Assemblée fédérale puisse la ratifier dans les plus brefs délais. Par sa ratification, la Suisse démontrerait sa volonté de faire en sorte que cette pratique abominable, à laquelle ont encore recours des dizaines d’Etats, ne soit plus ignorée et soit efficacement combattue par la communauté internationale.

    Nous demandons au gouvernement suisse d’accélérer la procédure en cours pour que la Suisse contribue maintenant à ce que cette Convention tant attendue puisse entrer en vigueur.

    Il a fallu cinquante ans à la Suisse pour ratifier la Convention de 1948 contre le génocide !

    N’attendons pas cinquante ans pour adhérer à la Convention contre les disparitions forcées !

    Rundschau vom 03.03.2010

    Les organisations signataires, sur l’initiative de l’Association Jardin des Disparus :

    Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Suisse), Amnesty Internationale, Section Suisse (AI), Asamblea Permanente por los Derechos Humanos (APDH), Association pour la prévention de la torture (APT), Association des chiliens résidents à Genève, Association Maison Populaire de Genève (ASSMP), Centre Europe-Tiers Monde (CETIM), Centre de conseils et d’appuis pour les jeunes en matière de Droits de l’Homme (CODAP), Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), Comité « Memoria y Justicia » (CMJ), Donde están, Fédéralistes mondiaux de Suisse (FMS), Humanrights.ch / MERS, IBUKA Mémoire et Justice – Section Suisse, Jardin des Disparus – Association des victimes de la disparition forcée, Juristes démocrates Suisses (JDS), Ligue suisse des Droits de l’Home, Section Genève (LSDH), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), Section Suisse de la Commission internationale de juristes (ICJ-CH), Société pour les peuples menacés-Suisse (SPM), Solidarité sans frontières (Sosf), TRIAL (Track Impunity Always-Association suisse contre l’impunité)

    La pétition :

    Pétition au Conseil fédéral « La Suisse doit signer et ratifier rapidement la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées »

    L’Assemblée générale de l’ONU a adopté, le 20 décembre 2006, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. La disparition forcée de personnes représente une violation grave des droits humains. Ce qui est particulièrement insupportable dans ce crime est précisément l’incertitude quant au sort de la personne disparue.

    La Convention est un instrument efficace pour la prévention et la répression de ce crime qui reste encore trop souvent impuni. Or, son entrée en vigueur est conditionnée à sa ratification par vingt Etats. Plus de deux ans après son adoption, nous sommes malheureusement encore loin du compte.

    La Suisse, qui a pourtant activement participé à l’élaboration de la Convention, déçoit aujourd’hui les organisations de défense des droits humains et les familles des disparus dans le monde. Elle n’a toujours pas signé et ratifié la Convention et s’apprête à suivre une très longue procédure de questionnements, de réflexion, de clarifications et de consultations. Aucun calendrier n’a encore été fixé pour la signature et la ratification. Tout cela laisse craindre un report de la signature aux calendes grecques.

    Les personnes signataires demandent par conséquent au Conseil fédéral de signer immédiatement la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et de prendre toutes les mesures pour que l’Assemblée fédérale puisse ensuite ratifier cette Convention dans les plus brefs délais. Dans l’intervalle, elles demandent au Conseil fédéral d’informer régulièrement l’opinion publique sur l’avancée de la procédure.

    Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées :

    Préambule

    Les États parties à la présente Convention,

    Considérant que la Charte des Nations Unies impose aux États l’obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales,

    S’appuyant sur la Déclaration universelle des droits de l’homme,

    Rappelant le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les autres instruments internationaux pertinents dans les domaines des droits de l’homme, du droit humanitaire et du droit pénal international,

    Rappelant également la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 47/133 du 18 décembre 1992, Conscients de l’extrême gravité de la disparition forcée, qui constitue un crime et, dans certaines circonstances définies par le droit international, un crime contre l’humanité,

    Déterminés à prévenir les disparitions forcées et à lutter contre l’impunité du crime de disparition forcée,

    Ayant présents à l’esprit le droit de toute personne de ne pas être soumise à une disparition forcée et le droit des victimes à la justice et à réparation,

    Affirmant le droit de toute victime de savoir la vérité sur les circonstances d’une disparition forcée et de connaître le sort de la personne disparue, ainsi que le droit à la liberté de recueillir, de recevoir et de diffuser des informations à cette fin,

    Sont convenus des articles suivants :

    Première partie

    Article premier

    1. Nul ne sera soumis à une disparition forcée.

    2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée.

    Article 2

    Aux fins de la présente Convention, on entend par « disparition forcée » l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi.

    Pour plus d’informations :

    http://www2.ohchr.org/french/law/disappearance-convention.htm

     

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    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org


     

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  • L'Opération policière anti-kurde en Belgique



    A la suite d'une série de marchandages à haut niveau entre les dirigeants de Bruxelles et d'Ankara, la police belge a lancé jeudi une série de perquisitions dans les milieux kurdes à travers toute la Belgique, procédant à une vingtaine d'interpellations.



    Selon la radio publique francophone, la RTBF, 300 policiers ont effectué des descentes dans des villes comme Bruxelles, Anvers, Charleroi, Namur et Verviers. Le siège de Roj TV, à Denderleeuw (Flandre, nord), a également été perquisitionné par les policiers.

    Parmi les personnes interpellées figurent deux anciens députés kurdes, Zubeyir Aydar et Remzi Kartal, qui se trouvent en Belgique en tant que réfugiés politiques.

    Les pourparlers à ce sujet avaient déjà débuté lors d'une visite du président de la République de Turquie, Abdullah Gül, au Roi Albert II à Bruxelles en mars 2009.

     


    Tout récemment lors d'une visite non-médiatisée à Ankara, le premier ministre belge Yves Leterme a promis aux dirigeants turcs une collaboration étroite des polices belge et turque pour museler toute opposition kurde en Belgique, notamment les émissions de la Roj TV.

    Finalement, le nouvel ambassadeur turc en Belgique, Murat Ersavci, a été reçu à Bruxelles par le ministre de la Justice Stefan de Clerck et le premier ministre Yves Leterme pour le lancement d'une opération répressive contre la Roj TV ainsi que les institutions kurdes situées en Belgique.

    Des membres du personnel de la chaîne de télévision en langue kurde, Roj TV, font aussi partie des personnes interpellées jeudi en Belgique, dont certains seraient journalistes.

    Les travailleurs de la Roj TV ont signalé que parmi les policiers cagoulés pénétrant dans le siège de la télévision se trouvaient des individus turcophones.

    Après l'opération, la Turquie a exprimé sa satisfaction. "Je voudrais féliciter les autorités belges. Nous apprécions leur détermination et leur sens des responsabilités", a déclaré à la presse le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, rappelant que des opérations similaires ont déjà eu lieu en Italie et en France.

    A propos de l'extradition éventuelle de MM. Kartal et Aydar, le chef de la diplomatie turque a répondu qu'Ankara y réfléchirait après la fin de l'opération belge.

    Roj TV, créée en 1994 et qui diffuse des programmes notamment d'actualité, culturels ou sportifs, destinés essentiellement aux Kurdes du Kurdistan et de la diaspora, avait dans le passé déjà fait l'objet de perquisitions de la police belge.

    Dix-sept personnes, pour la plupart kurdes, avaient été poursuivies en Belgique au milieu des années 1990 suite à des perquisitions pour blanchiment d'argent, faux en écriture, détention illégale d'armes et embauches de clandestins. Mais la justice belge avait finalement considéré en 2007 que les faits étaient prescrits, onze ans après le début de l'instruction.

    La KCK appelle à des manifestations après les interpellation en Belgique

     

    Tous les kurdes d Europe appelés à manifester.jpg

     


    L'Union des communautés kurdes (KCK) a appelé jeudi les Kurdes à manifester à Bruxelles après les interpellations effectuées par la police belge dans les milieux kurdes, selon l'agence Firat.

    "Tous les Kurdes vivant en Europe" sont appelés à se rassembler à Bruxelles et à organiser des actions de protestation "contre cette attaque hostile", selon un communiqué diffusé par le KCK.

    Le texte appelle également à des manifestations "dans l'ensemble du Kurdistan", faisant référence aux régions à population kurde en Turquie, en Irak, en Iran et en Syrie.

     

    www.assmp.org

     

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  • Agissez maintenant !





    Agissez maintenant !
    Turquie : Libérez Seher Tümer, syndicaliste

    emprisonnée

     

    meryem_ozsogut.jpg


    Agissez maintenant envoyez une lettre de protestation en ligne

     

    http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=631





    Seher Tümer, militante et secrétaire du syndicat de la branche Santé/Social affiliée à PSI (employés des services sociaux et de la santé publique), pourrait passer la Journée Internationale de la Femme 2010 en prison… Sauf si la solidarité internationale la libère.

    Seher Tümer est détenue dans une prison de type F depuis près d’un an alors qu’aucune accusation claire n’est portée contre elle. PSI est convaincu que son arrestation est liée à ses activités dans les mouvements ouvrier et féminin, dont sa participation aux activités de Journée Internationale des Femmes l'année dernière.

    Seher Tümer, d’origine Kurde, a été arrêtée et emprisonnée en avril 2009. Son cas ressemble étrangement à celui du leader syndical, Meryem Özsöðüt, accusée d’appartenir à une organisation terroriste. Elle fût libérée après huit mois de prison à la suite d’une campagne de protestation internationale par livre par PSI).

    PSI suit cette affaire de près. Sher Tümer comparaîtra à nouveau en justice le 9 mars. PSI et EPSU ont envoyé une lettre de protestation au premier ministre turc exigeant l’abandon des poursuites et sa libération immédiate.

    PSI appelle les syndicats et leurs membres à la solidarité internationale et les invite à participer à la campagne organisée sur Labourstart en envoyant un message de protestation dès maintenant.

    Les droits syndicaux sont des droits des femmes
    Déclaration de solidarité ~ Journée internationale de la femme
    8 mars 2010


    C’est en prison que l’activiste syndicale turque Seher Tümer <http://www.world-psi.org/tumer>  passera la Journée internationale de la femme. Mais la solidarité internationale pourrait lui ouvrir les portes de la liberté.



    «J’appelle instamment mes sœurs et frères du mouvement syndical partout dans le monde à faire entendre leur voix et à réclamer la libération de Seher Tümer», a déclaré Ylva Thorn, présidente de l’Internationale des Services Publics (ISP).



    «Exigez que le gouvernement turc abandonne toutes les charges et libère Tümer immédiatement. Envoyez votre lettre sans plus attendre et, si possible, assistez à la comparution de Tümer le 9 mars à Ankara, la capitale turque.»



    Selon l’ISP, Tümer, secrétaire de branche du syndicat des personnels publics de la santé et des services sociaux affilié à l’ISP, est sanctionnée par les autorités à cause de son militantisme au sein du mouvement syndical et du mouvement de défense des femmes en Turquie, notamment pour sa participation aux activités de la Journée internationale de la femme de l’année dernière. Tümer, qui est kurde, a été arrêtée et incarcérée en avril 2009. Cette affaire rappelle celle de sa camarade syndicale Meryem Özsögüt <http://www.world-psi.org/meryem> , accusée d’appartenir à une organisation terroriste. (Özsöğüt a été libérée après huit mois d’emprisonnement sous la pression d’une vaste campagne internationale orchestrée par l’ISP.)  

    «Pour de nombreuses femmes, s’affilier à un syndicat est le premier pas crucial vers l’égalité», explique Kuini Lutua, présidente du Comité mondial des femmes de l’ISP. «Quand les droits des travailleurs et travailleuses sont bafoués, les organisations syndicales pèsent de tout leur poids collectif pour que justice soit faite. C’est le cas ici. Nous devons réagir pour aider Seher Tümer. Notre voix compte !»

    Trente membres de l’ISP feront partie de la délégation syndicale internationale qui se réunira à New York cette semaine à l’occasion de la 54ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies <http://unioncsw.world-psi.org/> . La délégation appelle les gouvernements du monde entier à respecter les normes internationales du travail et à garantir aux femmes le plein exercice de leurs droits humains et syndicaux.

    Agissez maintenant! Envoyer une lettre de protestation en-ligne <http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=631> exigeant la libération de Mme Seher Tümer


    http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=631

     

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    Maison Populaire de Genève

    www,assmp.org


     

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