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  • Manifestation contre l'enfermement des migrants en lutte

    Environ deux cent personnes ont manifesté jeudi après-midi sur la plaine de Plainpalais et au centre-Ville pour dénoncer les arrestations de six membres du collectif No Bunkers.

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    Communiqué de presse 30.07.15

    Vers de vraies solutions

    Aujourd’hui même, une délégation de notre collectif No Bunkers a rencontré la délégation du Conseil d’Etat incarnée par le Conseiller d’Etat M. Poggia. Lors de cette rencontre, de nombreux points de discussions ont été abordé et le collectif est heureux d’annoncer que des solutions durables se dessinent pour la sortie de la crise dite du Grütli.

    149 places pour l’automne
    Le dialogue initié s’est poursuivi et commence a porté ses fruits notamment pour des solutions de relogements des personnes en bunkers. Ainsi 69 places « en dur » (dans des bâtiments déjà existants) ouvriront durant le mois de septembre. 80 autres places aménagées dans des containers modulables seront disponibles aux alentours de la fin septembre. C’est ainsi pas moins de 149 places qui vont être créées et permettront d’atténuer quelque peu la crise. Si bien sûr la situation reste loin d’être satisfaisante puisque Genève compte 250 personnes actuellement dans les bunkers, nous nous félicitions de cette avancée.
    Concernant le Collectif, nous nous réjouissons également que l’Etat, et M. Poggia en particulier, travaille, à trouver une solution de relogement provisoire au 15 août en attendant le relogement définitif au mois de septembre des migrants.

    Dialogue et arrestations
    Lors de cette discussion, nous avons également échangé avec la délégation du Conseil d’Etat sur la situation extrêmement problématique des arrestations des migrants actuellement membre du collectif. M. Poggia nous assuré que les pressions sur les membres du collectif n’étaient pas admissibles et que le Conseil d’Etat n’avait aucune volonté de placer les personnes du collectif dans une situation particulière ! En effet, de notre point de vue, le dialogue ne peut se poursuivre avec les arrestations et les intimidations dont sont victimes les migrants du collectif. Espérons que le message soit passé !

    Et la suite ?
    Loin de s’arrêter, les discussions avec le Conseil d’Etat continueront afin de permettre de soutenir l’effort vers un horizon sans bunkers. Dans ce cadre, déjà deux solutions sont en projet permettant d’accueillir 20-40 migrants fin 2015 et 100 migrants fin 2016. Les efforts doivent être maintenus afin que l’on puisse atteindre cet objectif humainement responsable et juste à savoir de se priver du recours aux bunkers comme lieux de vie.

     

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  • « La Turquie fournit des armes à Daesh »

    RASSEMBLEMENT DES KURDES DE BELGIQUE

    «Erdogan s’en prend aux Kurdes pour des raisons électorales»

    Plusieurs organisations kurdes se sont rassemblées à Bruxelles, ce mardi, pour dénoncer la « politique militariste » de la Turquie, dirigée contre les Kurdes.

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    Une centaine de manifestants kurdes ont bravé la pluie ce mardi matin à Bruxelles pour exprimer leur colère envers la Turquie et envers les offensives organisées par Ankara contre les Kurdes, notamment. Depuis vendredi, Ankara a entamé une campagne militaire avec des bombardements lourds contre le PKK (le Parti des travailleurs du Kurdistan, que la Turquie qualifie d’« organisation séparatiste terroriste ») et contre des populations civiles dans le Sud-Kurdistan, en Irak. Depuis vendredi, plus de 1.000 personnes ont également arrêtées par les autorités turques. Ces personnes sont suspectées de terrorisme. Selon les autorités turques, elles sont liées soit au groupe « Etat islamique » soit au PKK

    Mardi, à Bruxelles, les manifestants kurdes sont restés silencieux sous leurs drapeaux – du Kurdistan, mais aussi de nombreux drapeaux représentant le visage de Abdullah Öcalan, fondateur et dirigeant du PKK. Seuls quatre représentants kurdes ont pris la parole, et n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils dénoncent le « sabotage des négociations avec les Kurdes » par Ankara, la « politique militariste » du président turc et la volonté de ce dernier de « rétablir l’Empire ottoman ».

    « Le conflit en cours en Turquie n’est pas une guerre menée par la Turquie. C’est la guerre de Recep Tayyip Erdogan qui veut maintenir son pouvoir, a déclaré Zübeyir Aydar, membre du conseil exécutif du Congrès national du Kurdistan (KNK). L’AKP (le Parti de la justice et du développement, du président turc Recep Tayyip Erdogan, NDLR) organise cette provocation en vue des élections à venir. Ils veulent empêcher toute victoire du parti kurde. »

    « La Turquie fournit des armes à Daesh »

    Doru Eyyup est le représentant européen du parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples). Il insiste également sur les intentions électorales de Recep Tayyip Erdogan et de l’AKP, pour expliquer les offensives contre les Kurdes de ces derniers jours. « Erdogan mène une guerre contre notre parti et contre notre peuple. Avec l’entrée du HDP au parlement turc, suite aux dernières élections législatives (en juin), nous avons empêché Erdogan de construire son empire. Tout le monde sait que la Turquie ne mène pas une guerre contre Daesh mais contre la population kurde. La preuve : les bombardements sont concentrés sur la région du Kurdistan ! La Turquie a des intentions électorales. Mais elle ne pense pas aux conséquences néfastes de ses actes… »

    Pour ces deux représentants kurdes, la Turquie présente à la communauté internationale les offensives en cours comme étant des opérations dirigées contre le groupe « Etat islamique ». « Mais ce n’est qu’une image, insiste Zübeyir Aydar. La vérité est que la Turquie et l’Etat islamique se sont mis d’accord dans cette histoire. Il n’y a pas de conflit entre eux, en réalité. La Turquie fournit des armes à Daesh, tout le monde le sait. Elle aide les djihadistes de l’extérieur. La Turquie met des bâtons dans les roues du processus depuis le début. Elle n’est pas claire. »

    « Nous ne voulons pas la guerre »

    Ce mardi matin, les organisations kurdes représentées à Bruxelles ont demandé à la communauté internationale, à l’Otan en particulier (vers qui la Turquie s’est tournée ce mardi pour demander un soutien pour assurer la protection de sa frontière sud) et à l’Union européenne d’intervenir dans ce dossier pour « reprendre des négociations pacifiques avec le peuple kurde ». « Nous ne voulons pas la guerre, a insisté Zübeyir Aydar. Nous souhaitons que les forces internationales face office de médiateurs entre nous, pour que la guerre ne dure pas un jour de plus. »

    Zübeyir Aydar estime que les Kurdes ne participent pas aux attaques ; qu’ils ne font que « se défendre ». Doru Eyyup est plus franc sur la question de la réponse kurde aux attaques turques : « Les Kurdes sont une force importante au Moyen-Orient. Bien sûr qu’il va y avoir des ripostes kurdes. Les Kurdes ont les moyens de mener une guerre de résistance. » Mais le représentant européen du HDP insiste : il souhaite une sortie de crise pacifique et négociée. Via une intervention de l’Union européenne, par exemple. « Avec des pressions économiques contre la Turquie, l’UE a la capacité d’arrêter cette guerre ».

    Le Soir, CATHERINE JOIE, Mardi 28 juillet 2015

  • Scandaleux: l'Otan appuie la Turquie dans son offensive contre les Kurdes

    L'Alliance atlantique, réunie en urgence mardi à Bruxelles à la demande de la Turquie, a apporté un soutien appuyé à Ankara dans sa double offensive contre les rebelles kurdes et le groupe État islamique.

     

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    "L'Otan suit les développements de très près et nous assurons notre allié turc de notre forte solidarité", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, à l'ouverture de la réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance.

    "Le terrorisme sous toutes ses formes ne peut en aucun cas être toléré ou justifié", a argué M. Stoltenberg, en évoquant "l'instabilité aux portes de la Turquie et aux frontières de l'Otan".

    Longtemps accusé de complaisance vis-à-vis des organisations radicales en lutte contre le régime de Damas, le gouvernement islamo-conservateur turc vient d'opérer un virage après l'attentat suicide meurtrier de Suruç (sud de la Turquie), attribué à l'EI, et la mort d'un de ses soldats tué lors d'une attaque jihadiste à la frontière syrienne.

    Le président Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé mardi que son pays ne céderait pas à la menace "terroriste" et poursuivrait avec "détermination" sa lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    "Il est hors de question de reculer. C'est un long processus et ce processus se poursuivra avec la même détermination", a promis M. Erdogan au moment où s'ouvrait la réunion de l'Otan consacrée à la situation sécuritaire en Turquie.

    - Zone de sécurité -

    Depuis vendredi, l'armée turque mène des raids aériens contre des objectifs jihadistes en Syrie. Ankara a aussi donné son feu vert, longtemps attendu, à l'utilisation de la base d'Incirlik (sud) aux avions américains qui bombardent l'EI en Syrie et en Irak.

    Lundi, les Etats-Unis et la Turquie ont décidé de muscler leur coopération militaire pour éradiquer l'EI du nord de la Syrie, le long de la frontière turque.

    "Le nettoyage de ces régions et la création d'une zone de sécurité permettra le retour chez eux" des 1,8 million de réfugiés syriens installés en Turquie, a plaidé mardi M. Erdogan.

    Ce nouveau partenariat vise à "établir une zone débarrassée de l'EI et d'améliorer la sécurité et la stabilité le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie", a déclaré à l'AFP un responsable militaire américain en marge d'une visite du président Barack Obama en Ethiopie.

    Les détails de l'accord évoqué par Washington restent toutefois à définir.

    Selon le responsable américain, il impliquerait un soutien turc aux "partenaires au sol" des Etats-Unis, à savoir les troupes de l'opposition syrienne modérée. En revanche, il ne s'agit pas d'instaurer la "zone d'exclusion aérienne" réclamée par Ankara.

    - Processus de paix en péril -

    Parallèlement, la Turquie a l'intention de poursuivre ses frappes contre les rebelles du PKK dans le nord de l'Irak jusqu'à ce qu'ils déposent les armes.

    Cette campagne risque de faire voler en éclats le fragile processus de paix engagé en 2012 pour mettre un terme à une rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984.

    "Il est impossible de poursuivre (le processus de paix) avec ceux qui s'en prennent à l'unité nationale", a déclaré M. Erdogan, en visant les militants du PKK.

    Toutefois, si les alliés de la Turquie ont applaudi unanimement son offensive contre l'EI, certains paraissent nettement plus réservés sur celle qui vise les rebelles kurdes, même si Washington considère qu'Ankara a "le droit de se défendre" face aux PKK.

    "Il faut faire attention à ne pas confondre les cibles", a mis en garde lundi le président François Hollande devant des journalistes après s'être entretenu au téléphone avec M. Erdogan.

    "L'autodéfense doit être proportionnée", a lui-même souligné ce week-end le secrétaire général de l'Otan, en excipant des "progrès" permis par le processus de paix engagé entre Ankara et les Kurdes.

    Mais la double offensive engagée par Ankara contre le PKK et les jihadistes nourrit la suspicion. Certains affirment que la priorité des Turcs est la lutte contre les Kurdes, plutôt que celle contre l'EI.

    Washington défend "le droit" d'Ankara à viser des "cibles terroristes"

    La Maison Blanche a défendu dimanche le droit de la Turquie à frapper les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, après une série de raids aériens qui menacent le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis 2013 entre Ankara et le PKK.

    Le vice-conseiller à la Sécurité nationale Ben Rhodes, qui accompagne le président américain Barack Obama dans sa visite au Kenya, a rappelé depuis Nairobi que les Etats-Unis considéraient le PKK comme une "organisation terroriste" et estimé que la Turquie avait "le droit de mener des actions contre des cibles terroristes".

    M. Rhodes a parallèlement salué les offensives turques contre le groupe Etat islamique (EI), "bien plus affirmées" ces derniers jours.

    La Turquie s'est résolument engagée vendredi dans la lutte contre les jihadistes de l'EI en Syrie en menant ses premières frappes sur leurs positions. Elle a dans le même temps décidé de frapper des positions du PKK dans le Kurdistan irakien, où ce groupe a des camps.

    Les frappes contre les rebelles kurdes, les plus importantes déclenchées contre eux depuis quatre ans, risquent de faire voler en éclats les négociations engagées en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, l'actuel président turc, pour mettre un terme à une rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984.

    Les Etats-Unis ont mis le PKK sur leur liste noire, mais entretiennent de bonnes relations avec le gouvernement régional kurde dans le nord de l'Irak qui lutte contre le groupe EI. (AFP, 26 juillet 2015)

    http://www.info-turk.be