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Demir SÖNMEZ - Page 332

  • Genève solidaire des grévistes européens !


    Ce matin, répondant à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) les syndicats genevois (CGAS) se sont mobilisés pour exprimer la solidarité des travailleurs/-euses suisses avec leurs collègues européens en lutte contre les politiques d’austérité et d’attaques contre les droits des salariés menées sur tout le continent européen pour faire payer « la crise » au travailleurs/-euses.

    Une centaine de personnes se sont d’abord rassemblées dans le quartier des banques avant d’organiser des piquets de Solidarité avec les grévistes européens dans les consulats grecs, portugais, espagnols et italiens.

    La CGAS se réjouit d’avoir contribuée au succès de cette journée historique qui a vu pour la première fois une grève générale des travailleurs/-euses organisée de manière coordonnée au niveau européen.

    La lutte continue ! Venceremos !

     

    14 novembre : Journée européenne d’action et de solidarité - Large mobilisation syndicale pour l’emploi, la solidarité et contre l’austérité

     

    À l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), une large mobilisation aura lieu dans toute l’Europe le 14 novembre prochain. Cette journée européenne d’action et de solidarité a pour objectif de demander aux dirigeants de montrer leur volonté de s’atteler véritablement à la détérioration de l’emploi et de répondre à l’angoisse sociale grandissante des citoyens européens. L’austérité est une impasse totale qui doit être abandonnée. La protection sociale et les salaires ne peuvent plus être sacrifiés. Il y a urgence sociale, il est temps d’écouter ce qu’ont à dire les citoyens et les travailleurs et de changer de cap.

     

    La journée d’action du 14 novembre prendra différentes formes : des grèves en Espagne, au Portugal, en Grèce et en Italie. Pour la première fois de son histoire, une journée d’action de la CES connaîtra des grèves simultanément dans quatre pays.

    La grève n’est pas le seul moyen d’action de cette journée. Des manifestations auront lieu en France et dans certains pays de l’Est (Pologne, Tchéquie, Slovénie, Roumanie).

    La journée du 14 novembre est également une journée de la solidarité. De nombreux pays mèneront des actions afin de montrer leur solidarité à l’égard des pays qui sont confrontés à la brutalité des mesures d’austérité et à leurs conséquences (Allemagne, Autriche, Luxembourg, Suisse, pays scandinaves, Pays-Bas etc.).

    D’autres actions de sensibilisation, d’information sont prévues. Étant donné la gravité du chômage des jeunes dans certains pays d’Europe, le Comité jeunes de la CES a également rédigé une déclaration :http://www.etuc.org/IMG/pdf/0911201... .

    Une action spécifique aura lieu à Bruxelles : http://www.etuc.org/a/10504

    Une quarantaine d’organisations syndicales issues de 23 pays sont impliqués dans cette journée européenne d’action et de solidarité.

    « À semer l’austérité, on récolte la récession, l’augmentation de la pauvreté et l’angoisse sociale » a déclaré Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES. « Dans certains pays, l’exaspération atteint son comble. Des solutions urgentes doivent être prises pour relancer l’économie et non l’asphyxier par l’austérité. Les dirigeants européens ont tort de ne pas écouter la colère de ceux qui défilent dans la rue. La Troïka ne peut plus se comporter de façon aussi arrogante et brutale avec les pays en difficulté. L’urgence, c’est l’emploi, la justice sociale et fiscale et ne plus s’attaquer aux salaires, à la protection sociale et aux services publics. La CES demande un contrat social pour l’Europe avec un vrai dialogue social, une politique économique favorisant des emplois de qualité, une solidarité économique entre les pays européens. Il faut changer de cap sans attendre  ».

    http://www.etuc.org/a/10547

     

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    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org


  • Rassemblement contre “sommet des spéculateurs”

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    Entre cinquante et septante personnes ont répondu à l'appel du "collectif contre le trading sur les matières premières agricoles" à participer à une action symbolique au cœur du quartier des banques de Genève. Entre le 13 et le 15 novembre, une réunion internationale "global grain geneva" se tient à l intercontinental à Genève; son objectif, trouver des produits les plus intéressants pour spéculer sur le dos des paysans
     
    Vue à 360° depuis le Pont de l'Ile: Leumi Private Bank, Safra, BNP-Paribas (principal sponsor de la rencontre internationale "Global grain geneva"), Crédit Agricole, UBS, Crédit Suisse, Lloyds TSB, Banque cantonale, ...

    Plusieurs prises de parole: Uniterre, jeunesse socialiste suisse, groupe écosocialiste de solidaritéS, plateforme pour une agriculture socialement durable. Tour à tour ils ont dénoncé la privatisation du secteur agricole et alimentaire, la confiscation des biens de première nécessité par des spéculateurs n'ayant jamais eu en main le moindre grain de riz ou de blé. "98% des transactions sont purement spéculatives" a-t-on entendu. 30% des transactions sur ces produits passent par Genève alors que plus de 900'000 personnes souffrent de la faim à travers le monde. "C'est de l'argent sale avec lequel ces spéculateurs et la Suisse font leur beurre. Il se fait au détriment des paysans du sud, des populations rurales de ces régions mais aussi de la paysannerie d'ici qui se trouve de plus en plus otage de l'agroindustrie. Il est urgent de se réapproprier notre agriculture et notre alimentation. Il faut s'engager pour la souveraineté alimentaire et une action concrète et de signer l'initiative populaire contre la spéculation sur les denrées alimentaires" a plaidé Uniterre.

    "La spéculation sur les denrées alimentaires pousse les populations à l'exode. D'abord vers les villes des pays du sud, puis vers nos contrées où ces migrant-e-s se retrouvent souvent travailleurs sans droit de l'agriculture industrielle européenne. A part les spécultateurs qui font, pour les plus "malins", des bénéfices scandaleux", personne ne bénéficie de ces pratiques".

    http://www.uniterre.ch/index.php/fr/dossiers/souverainete-alimentaire/452-action-contre-les-traders-geneve

     

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    Discours  de François Clément  au nom Jeuneuse Socialiste Suisse


    "Aujourd’hui, au 21eme siècle, prés d’un milliard de personnes ne mangent pas à leurs faims. Cela représente environs une personne sur sept. Mais, cette situation n’est pas une fatalité. Ce n’est pas un malheur qui doit éternellement accabler l’homme et contre le quel on ne peut rien faire. Car ce fléau est fait de mains d’hommes. Il est construit par nous. Et les pénuries sont artificielles. Car, l’humanité produit suffisamment d’aliment pour nourrir toute sa population.

    Ce sont nos banques, nos caisses de pensions, nos hedgfund qui spéculent sur ces matières et crées ces pénuries. LA banque mondial l’a reconnu : la crise alimentaire de 2007/2008 c’est la spéculation. La CNUCED l’a aussi dit : la crise alimentaire, c’est la spéculation.

    Sachant que nous détenons 30% de ce marché. Que nous sommes les leaders mondiaux dans le domaine. Il est temps d’y mettre fin, chez nous.
    Car cette spéculation affame les plus pauvre, les plus faibles. Les pays du tiers monde qui ne disposent pas de nos réserves alimentaires. Les gens qui ne bénéficient pas de notre sécurité. Des petits paysans qui ne peuvent pas se protéger.

    La jeunesse socialiste, vous le savez peut-être, a lancé une nouvelle initiative. Elle s’intitule, stop à la spéculation sur les biens alimentaires » et vise à stopper ce commerce de la mort. Car il vas à l’encontre de nos valeurs, des valeurs suisse de respect de la vie, de respecte du travail utile et bénéfique à tous.

    Et nous vous invitons à faire signer cette initiative, à en parler autour de vous et à agir contre ce marché immoral." François Clément, 13.10.12, Genève

    Pour signez  “L'initiative stop à la spéculation”
     http://www.juso.ch/fr/stop-speculation

    Clément François
    Campa Team JSS/JUSO

     

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    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

  • La plus grande grève de la faim de l’histoire cherche à se faire entendre


    Sept députés du principal parti kurde BDP ont rejoint la grève de la faim illimitée observée par des prisonniers politiques kurdes depuis deux mois. Le pronostic vital est déjà engagé pour quelque 400 prisonniers.  Le nombre des grévistes a atteint 10 mille depuis 5 novembre, faisant de ce mouvement une des plus grandes grèves de la faim collective au monde.

    « Nous sommes très inquiet. Si une solution n’est pas trouvée rapidement pour éviter la mort, ce serait  une tache noire dans l'histoire de la Turquie » a déclaré Gultan Kisanak, la co-présidente du BDP, lors d'une conférence de presse dans la province de Diyarbakir, au Kurdistan de Turquie.

    Sept députés en grève

     

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    Au 60eme jour de grève de la faim illimitée lancée le 12 septembre par des prisonniers politiques, cinq députés du parti kurde et le maire de Diyarbakir en dehors de la prison ont rejoint le 10 novembre la grève. Il s’agit de Gultan Kisanak, co-présidente du BDP et Aysel Tugluk, co-présidente du Congrès pour une Société Démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurdes dont le BDP, ainsi que Sirri Surreya Onder, Sabahat Tuncel, Adil Kurt et  le maire Osman Baydemir.  Deux autres députés, Ozdal Ucer et Emine Ayna, sont en grève de la faim depuis 8 novembre.

    Actuellement, des milliers membres actif du BDP dont 6 députés, 36 maires, plus de 230 membres des conseils municipaux et 56 membres du conseil du BDP sont derrière les barreaux. Près de dix mille personnes dont des journalistes, syndicalistes, avocats, étudiants, intellectuels et défenseurs des droits humains ont été incarcérées dans le cadre de l’affaire KCK, lancée quelques semaines après le succès historique du parti kurde lors des élections municipales tenues en mars 2009. L'usage abusif de la loi anti-terroriste et la campagne de répression sous le nom d’« opérations KCK » permettent au régime turc de museler tous ceux qui luttent pacifiquement pour les droits des Kurdes.

    Affirmant que son parti est déterminé à assumer son responsabilité pour trouver une solution, la co-présidente du BDP, a dit : « Nous savons très bien que si nous n’élevons pas notre voix, la mort est en train de frapper à notre porte. »

    Près de 400 prisonniers en état critique

    Selon Kisanak, 64 prisonniers politiques sont en grève de la faim depuis 12 septembre (soit deux mois),  88 prisonniers depuis 22 septembre (51 jours), 232 prisonniers depuis 5 octobre (36 jours).  « Les trois premiers groupes, soit 384 prisonniers encourent des risques sérieux pour leur vie. Pendant 60 jours ces prisonniers ont crié. Ils criaient ‘ça suffit !’ Nous avons essayé de leur apporter notre voix. Mais, tous nos manifestations et activités ont été interdites pendant 60 jours » a-t-elle affirmé.

    Le BDP a décidé de suspendre sa participation aux travaux des commissions parlementaires, tout en continuant à assister aux sessions du parlement.

    Plus de 10 journalistes sont parmi les grévistes

    La grève est observée dans près de 70 prison turque.  Des journalistes élus, avocats, syndicalistes et étudiants ont également rejoint la grève. Plus dix journalistes kurdes participent à la grève de la faim, dont deux depuis 12 septembre.  L’état de santé de Tayip Temel, ancien directeur de publication du quotidien en langue kurde Azadiya Welat, est particulièrement préoccupant. Emprisonné dans la prison de Diyarbakir, il souffrirait d’hémorragies internes et de pertes de perceptions. Il serait incapable de boire et de parler.

    RSF : la situation est très grave

    « La situation est très grave. Ces personnes se rapprochent progressivement de la mort. Nous en appelons instamment à toutes les parties prenantes pour qu’elles adoptent, avant qu’il ne soit trop tard, une attitude positive permettant de résoudre les différends qui poussent les détenus à faire grève. Les autorités doivent impérativement gérer cette situation avec humanité et responsabilité », a déclaré Reporters sans frontières.

    « La recherche d’une solution pacifique à la question kurde et l’amélioration de la situation de la liberté de la presse sont intrinsèquement liés. Nous réitérons notre appel en faveur de la libération immédiate de tous les journalistes et collaborateurs des médias actuellement emprisonnés du fait de leurs activités professionnelles. »

    Plus de 600 arrestations en 15 jours

    Face à cette grève collective sans précédente, le gouvernement turc refuse toujours de répondre aux revendications des prisonniers, tandis que les gouvernements européens continuent de garder le silence et de soutenir le régime turc malgré la répression antikurde.  

    Les grévistes réclament la fin de l’isolement et la libération du chef du PKK Abdullah Ocalan, emprisonné sur l’Ile d’Imrali, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et la suppression complète des restrictions de l'usage de la langue kurde dans tous les domaines.

    Mais la répression est sans merci du côté de l'Etat.  En 15 jours, au moins 617 personnes ont été arrêtées entre 23 octobre et 6 novembre lors des manifestations de soutien aux prisonniers politiques, selon un rapport de l’Association des droits de l’humain (IHD), sans compter les arrestations quotidiennes lors des descentes de la police dans les maisons.

    Manifestation partout dans le monde

    Pour faire entendre la voix des prisonniers et soutenir leurs revendications, les kurdes manifestent dans toute l’Europe, mais aussi aux Etats-Unis et en Russie. De Paris à Berlin, en passant par Amsterdam, Zurich, Kopenhaag, Moscou et Los Angeles, des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues.  De millier de personnes observent également une grève de la faim de manière limitée à trois ou quatre jours dans tous les pays de l’Union Européens, en Russie, aux États-Unis, en Turquie et au Moyen-Orient. 
    (Maxime Azadi, actukurde.fr/actualites, 12 nov 2012)