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Demir SÖNMEZ - Page 316

  • 6 ans après l’assassinat de Hrant Dink: Justice pour Hrant Dink

     

    ON NE T’A PAS OUBLIE, ON NE T’OUBLIERA PAS!arton86262-480x233.jpg

    “un homme qui vivait dans la conviction que la

    compréhension mutuelle, le dialogue et la paix sont

    possibles parmi les peuples“

    La commémoration du 6ème anniversaire de

    l’assassinat de HrantDink à Istanbul2d6c13b5-ist-19012012-hrant-dink-anma-son2.jpg

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    Justice pour Hrant Dink

    Il y a six ans, Hrant Dink, journaliste courageux qui se battait en Turquie même pour la reconnaissance du génocide de 1915 était assassiné à Istanbul de plusieurs balles par un jeune nationaliste turc. Ce crime odieux, commis de sang-froid, n’a cependant pas encore livré tous ses secrets. La justice turque fait en effet barrage aux investigations sur les liens entre l’organisation à laquelle appartenait Ogün Samast, l’exécuteur, et l’appareil d’Etat où se cachent les commanditaires, comme l’indique un sérieux faisceau de présomptions.

    La résistance à l’établissement de toute la vérité dont font preuve les autorités turques dans ce dossier s’inscrit hélas dans la logique bien ancrée d’un Etat qui n’a pas su jusqu’à aujourd’hui faire la paix avec son histoire ni surmonter ses vieux démons racistes. Hrant Dink est l’une des dernières victimes arméniennes de ce fanatisme dont les conséquences continuent à faire des ravages jusqu’en France, si l’on en juge par les soupçons pesant sur l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris le 9 janvier dernier.

    Comme tous les ans le CCAF a fait déposer ce jour une gerbe de fleurs sur la tombe du fondateur du journal Agos. Avec la certitude que Hrant Dink n’est pas mort pour rien et que son combat continuera jusqu’à ce que justice soit faite au peuple arménien, victime du premier génocide du XXe siècle.

    Conseil de Coordination des Organisation Arméniennes de Fran
    ce

    samedi 19 janvier 2
    013,
    Ara ©armenews.com
    http://www.armenews.com/article.php3?id_article=86262


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    Solidarité avec les Victimes de Tous les Génocides

    Cardiff, Pays de Galles

    À l’attention de “ SE “ l’Ambassadeur de Turquie, Knightsbridge, Londres

    Les Amis de Hrant Dink en Turquie ont écrit : “ voilà six ans que Hrant Dink a été assassiné. Au cours des six années écoulées, l’enquête sur ceux qui en coulisses, ont encouragé, préparé et assuré la logistique n’a donné aucun résultat, en dépit des promesses du gouvernement. Au contraire, tous les fonctionnaires du gouvernement qui ont causé la mort de Hrant ont été guidés et soutenus. Ils ont veillé à ce que l’enquête se déroule dans l’ombre, ils ont fait en sorte que cet événement tombe dans l’oubli, et ils se sont montrés incapables de trouver le “ réseau “ qui se trouve derrière la scène... Cela porte le nom de complicité d’assassinat. Les vrais assassins de Hrant Dink doivent être présentés aux juges. Pour cela, nous devons élever la voix, montrer notre détermination et exprimer avec force notre demande que justice soit rendue. Ils mettent un voile d’ombre sur l’événement, ils soutiennent les coupables. Il n’y sera mis fin que si nous l’exigeons. Nous sommes là, Aghparig ! “

    Solidarité pour les Victimes de Tous les Génocides organise une manifestation à Trafalgar Square et en face du 10 Downing Street pour ce jour de souvenir de Hrant Dink et lancer cet appel, mais aussi pour dénoncer la situation de l’ “ Autre “ pris pour cible en Turquie. Il faut malheureusement noter que six ans après l’assassinat de Hrant Dink, le sort de “ l’Autre “ reste précaire. Ozlem Dalkiran, militant des droits de l’homme, qui a travaillé sur un site de l’Internet qui recense les discours de haine dans les média turcs, dirigés en particulier vers les minorités, conclut que la “ cible des discours de haine change en fonction de l’agenda de la Turquie. Mais aucun changement ne se produit à l’égard des Kurdes et des Arméniens... Dink a été tué parce que c’était un Arménien qui parlait pour les Grecs, les Assyriens, les Araméens, les Chrétiens et les autres face à la discrimination et la dénonciation.

    Aujourd’hui, un climat d’intolérance règne, tout comme le spectre du génocide. Les actions de l’état, visant les responsables politiques kurdes, les militants des droits de l’homme, les universitaires, les journalistes d’investigation, ceux qui sont perçus comme “ de gauche “, les avocats, les éditeurs, les partis “ pro-kurdes “, les Kurdes et les communautés considérés comme étant de “ l’Autre “, continuent. Ceux qui visent à déstabiliser toutes les initiatives de paix relatives au conflit avec les Kurdes ont assassiné trois femmes politiques kurdes, Skine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez à Paris, il y a dix jours seulement. A Diyarbekir, comme dans d’autres parties de la Turquie, les Mères du Samedi ont continué à demander justice s’agissant des enlèvements et des meurtres non élucidés. Les mères portaient la pancarte : “ Les exécutants sont connus, où sont les assassins ? “ et la photo de leur être cher. Les auteurs du massacre de Roboski courent toujours.

    En dépit de tout cela, des personnes comme Hrant Dink nous rappellent que le courage et l’esprit subsistent même après la mort. Le combat pour la justice continue, et nous nous rappelons de vous, Hrant, aujourd’hui, tandis que par millions, des gens sont victimes de l’oppression, en Turquie et ailleurs.

    Eilian Williams

    BIA News (2013) ’ Annonce du Calendrier des Activités pour Commémorer Hrant Dink ’, BIA News 8 janvier 2013

    http://bianet.org/english/media/143393-activity-calendar-announced-to-commemorate-hrant-dink

    Krajeski, J. (2012) ’Hrant Dink’s Voice’, The New Yorker, 27 January 2012 http://www.newyorker.com/online/blogs/newsdesk/2012/01/hrant-dinks-v
    oice.html

    samedi 19 ja
    nvier 2013,
    Jean Eckian ©armenews.com

    http://www.armenews.com/article.php3?id_article=86263

  • La mobilisation international de soutiens au peuple grec

    Ce soir, 17h00 à Pâquis, à l’appel de Solidarité, une cinquantaine de manifestant se sont rassemblé devant la mission permanente de la Grèce pour la mobilisation international de soutiens au peuple grec contre la montée d’Aube Dorée et des Néo-nazis.

    Cette manifestation est soutenu par l’UNIA et Mouvement anti-capitalisme.

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    Dans une Grèce défigurée par une offensive capitaliste d'austérité généralisée contre les droits sociaux de la population, la montée du mouvement « Aube Dorée » est la manifestation de l'extrême-droite la plus dangereuse depuis des décennies. Ce parti raciste d'inspiration néonazie, entré au parlement, multiplie ses agressions contre les étrangers avec souvent même la collaboration de la police grecque !


    Dans ce contexte, le mouvement antifasciste grec se prépare à une grande démonstration de force sur la place Syntagma, le 19 janvier. Ce n'est pas seulement une affaire nationale. Il s'agit bien plutôt d'un effort essentiel pour contrer le fascisme et le racisme en hausse en Europe et dans le monde entier, pour construire un mouvement antifasciste internationaliste.

    Ce rassemblement dénonce aussi les politiques racistes du gouvernement de coalition des sociaux-démocrates (PASOK) et des libéraux (ND), visant à refuser  la citoyenneté aux enfants d'immigré·e·s et des camps de concentration pour immigré·e·s, financé avec l'aide de l'Union Européenne (UE). Ces camps ont pour objectif d'expulser des personnes démunies, ceux et celles qui en raison des guerres et des interventions impérialistes ainsi que de la barbarie capitaliste dans leurs propres pays partent à la recherche d'un meilleur sort dans les pays de l'UE.

    Ce rassemblement vise en outre à dénoncer aussi les pratiques criminelles de Frontex, agence créée il y a six ans pour renforcer le contrôle des frontières de l'UE. L'agence est accusée de mauvais traitements dans ses centres de détention d'immigré·e·s considérés comme illégaux par les autorités grecques.

    Des manifestations devant les ambassades et consulats grecs sont également organisées  le même jour notamment à Londres (Royaume-Uni), Dublin et Derry (Irlande), Barcelone et Ossona (Catalunya), Lyon (France), Tampere (Finlande), Chicago et New York (États-Unis).

    Rassemblons-nous pour montrer notre solidarité avec le peuple grec et dire non au fascisme !

    No Pasaran !

     

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    Photos: Demir SÖNMEZ


  • Les kurdes ont commémoré en masse à Diyarbakir les militantes assassinées en France

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    Des dizaines de milliers de personnes ont rendu jeudi sur une place de Diyarbakir (sud-est), principale ville kurde de Turquie, un ultime hommage aux trois militantes tuées la semaine dernière à Paris, des meurtres intervenus alors que les autorités turques ont entamé un dialogue avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Les participants, hommes et femmes, portaient pour la plupart une écharpe blanche, symbole de la paix, pour ce rassemblement placé sous le signe de l'apaisement par les organisateurs kurdes, a constaté l'AFP.

    Les cercueils des trois victimes, dont Sakine Cansiz, 55 ans, l'une des fondatrices du PKK et une proche d'Abdullah Öcalan, le chef emprisonné du mouvement armé, ont été accompagnés d'un cortège massif sur une esplanade. Ils ont ensuite été portés sur de petites estrades, devant une foule estimée à environ 200.000 personnes, selon les organisateurs.

    "Sakine était un élément historique du mouvement (PKK). Sa mort est pour nous une grande douleur", a déploré Ali Gökot, un cadre régional du BDP (Parti pour la paix et la démocratie), principale formation kurde légale de Turquie, qui organise le rassemblement.

    Les femmes étaient au premier rang et ont scandé "Les martyrs sont immortels".

    Les portraits des trois femmes assassinées dans la nuit du 9 au 10 janvier à Paris dans le Centre d'information sur le Kurdistan, étaient disposés devant les cercueils recouverts du drapeau kurde aux couleurs jaune, rouge et vert ainsi que dillets rouges.

    La police s'est fait plutôt discrète sur la place Batikent, à la périphérie de la cité.

    L'assassinat sous forme dexécution de ces trois activistes, est survenu en pleine discussions de paix entre Ankara et Öcalan, des pourparlers à l'issue encore incertaine.

    Les manifestants interrogés par l'AFP étaient divisés sur ce nouveau processus de paix, après les échecs répétés de ces dernières années.

    "Je porte cette écharpe blanche en signe de paix. Ces assassinats qui visent la paix n'ont pas tué l'espoir d'une solution" au conflit kurde, a estimé Cebri Hiçyilmaz, un technicien de 45 ans.

    Un jeune ouvrier de 22 ans qui n'a pas souhaité donner son nom, s'est dit dubitatif quant aux intentions du Premier ministre islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, de mettre fin aux hostilités qui perdurent depuis 1984 et ont coûté la vie à 45.000 personnes.

    "Erdogan dit qu'il veut faire la paix mais il continue à tuer les combattants" du PKK, a-t-il insisté avant d'être interrompu par un retraité en colère.

    "S'il (Erdogan) voulait la paix, il n'aurait pas envoyé 25 avions de combat bombarder le mont Qandil", dans le nord de l'Irak, où est retranché le commandement militaire du PKK, a martelé cet homme, qui a également préféré rester anonyme.

    L'aviation turque a mené lundi et mardi les raids les plus intenses de ces dernières années, contre des repaires du PKK dans la montagne irakienne.

    Mercredi soir, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui avaient accueilli les dépouilles des trois femmes à Diyarbakir, formant un grand convoi funéraire depuis l'aéroport jusqu'à la morgue.

    Les orateurs qui ont pris la parole devant la foule jeudi, ont appelé à garder "le courage et la patience" pour un arrêt des hostilités.

    "Le peuple kurde a fait preuve aujourd'hui d'une volonté en faveur de la paix", a insisté le co-président du BDP, Selahhattin Demirtas."Le mouvement kurde ne s'est pas écarté de la paix. Ce peuple soutient les négociations" de paix, a-t-il assuré, invitant M. Erdogan à choisir entre guerre et paix.

    "Erdogan est indéterminé", a-affirmé M. Demirtas qui a ajouté que les bombardements turcs contre le PKK en Irak avaient fait 7 morts, sans d'autre détail.

    M. Erdogan, qui a mandaté ses services à dialoguer avec Öcalan depuis décembre, a vu dans les meurtres de Paris la volonté de "saboter" le processus de paix.

    Il a appelé les partisans de la cause kurde à ne pas transformer les obsèques en démonstration de force, et indiqué que l'armée continuera de pourchasser les rebelles tant qu'ils n'auront pas déposé les armes.

    Sa voix aura été entendue: la commémoration de jeudi s'est terminée sans incident notable.

    Les dépouilles doivent être inhumées vendredi dans les lieux d'origine des défuntes. (AFP, 17 juin 2013)

     

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