Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Demir SÖNMEZ - Page 318

  • Vague de condamnations après l’assassinat de trois femmes kurdes!


    La communauté kurde est sous le choc après l’exécution de trois militantes kurdes en plein Paris. Le crime qui a soulevé une large vague de condamnations aurait été commis par plusieurs assaillants, affirme la police française selon la Fédération des Associations Kurde en France (FEYKA).

     

    1111516_pic_970x641.jpg


    Trois militantes kurdes connues ont été assassinées mercredi 9 janvier au Centre d’Information du Kurdistan, situé près de la Garde du Nord. Il s’agit de Sakine Cansiz, membre fondatrice du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante du Congres National du Kurdistan (KNK), basé à Bruxelles, et Leyla Soylemez, membre de l’organisation de la jeunesse kurde.

    Elles devaient prendre le train mercredi à 13 heures.  Fidan Dogan n’était pas joignable depuis 13h30, selon ses amis.  Les corps de trois femmes ont été retrouvés jeudi vers 1 heure par leurs amis, inquiets après de nombreux coups de téléphones sans réponse. « Lorsqu’ils ont vu des traces de sang sur la porte, ils ont cassé la porte, et ont découvert les corps de trois femmes exécutés » a dit Mehmet Ulker, président de la Fédération des associations kurdes en France (FEYKA).

    Selon des informations obtenues, Leyla Soylemez a été touchée au front et au ventre devant la porte du centre, tandis que les deux autres ont été tuées chacune d’une balle dans la nuque.  La police aurait affirmé que cette attaque a été commise par plusieurs personnes, selon Mehmet Ulker.

    Jeudi vers 12 heures, les corps ont été transférés dans un centre de médecine légale. On ignore quand les corps seront rendus pour l’enterrement.



    Une attaque de Gladio turc?

    Des milliers de kurdes se sont rassemblé à Paris pour dénoncer l’attaque. De nombreuses personnalités kurdes étaient sur place jeudi.  L’ancien député et membre du conseil du KCK Zubeyir Aydar a déclaré que « le peuple kurde a été visé par cette attaque ».

    Tous les partis kurdes en Turquie, notamment le BDP, ont condamné fermement  « le massacre » et ont appelé les autorités françaises à faire toute la lumière sur ce crime.

    Dans un communiqué, Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a également condamné l’attaque : « Le Gladio turc avec une complicité internationale peut être derrière cette attaque ».

    « Nous affirmons que, si cette affaire ne sera pas élucidée, le gouvernement français et la justice européenne seront mis en cause » a déclaré l’organisation armée et populaire kurde.

    QUELQUES DETAILS IMPORTANTS

    Le Centre d'information du Kurdistan est sous surveillance des services français et turcs. Les dossiers de certains politiciens kurdes arrêtés auparavant avaient révélé le fait que ce centre était surveillé.

    En outre, Sakine Cansız était la seule femme en vie parmi les co-fondateurs du PKK. Cansiz était aussi une femme révolutionnaire très connue pour sa résistance contre la torture à la prison de Diyarbakır, lors de la junte militaire de 1980.

    Un tel massacre en pleine cœur de Paris peut être considéré comme un défi contre la France et sa démocratie. La complicité des autorités françaises avec le régime répressif turc sous prétexte de lutter contre le « terrorisme » encourage aussi ces crimes.

    Hollande: C'est horrible

    "C'est horrible, (cela touche) directement trois personnes dont l'une [était] connue de moi et de beaucoup d'acteurs politiques car elle venait régulièrement nous rencontrer", a déclaré le président François Hollande. "Pour l'instant, l'enquête est engagée et je crois qu'il vaut mieux attendre pour qu'on connaisse bien les causes et les auteurs" a-t-il souligné.

    Vergiat : Je n'oublierai jamais son sourire

    "Je n'ai pas de mot pour exprimer l'horreur et la tristesse que je ressens face à ce crime. Rojbin Fidan Dogan a été la première personne à m'avoir parlé de la question kurde. Elle était la joie de vivre personnifiée. Je n'oublierai jamais son sourire. Toute ma solidarité et ma compassion va aux familles des victimes", a affirmé Marie-Christine VERGIAT, députée européenne française du GUE/NGL (Front de Gauche).

    "Les Kurdes paient encore un lourd tribut pour leur engagement en faveur de la paix, mais aucune provocation ou assassinat ne saura et devra remettre en cause le nouveau processus de négociations entre l'Etat turc et le leader kurde Abdullah Öcalan", a-t-elle ajouté. "Des assassinats de ce type sur le sol de la république françaises sont insupportables. Les autorités françaises doivent tout mettre en œuvre pour rechercher les coupables et les condamner".

    "Les trois activistes kurdes assassinées à Paris ont longtemps travaillé avec notre groupe parlementaire européen, nous pouvons témoigner de leur engagement ferme et convaincu en faveur de la paix" a déclaré de son coté le député européen allemand M. Jürgen KLUTE, qui est aussi Coordinateur du Groupe d'Amitié Parlement Européen - Kurdes. "Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes mais aussi à l'ensemble du peuple kurde ainsi qu'à leurs dirigeants. Je demande aux autorités françaises de faire toute la lumière sur cette exécution, elles doivent aussi protéger les activistes kurdes sur le territoire français et elles doivent arrêter de considérer à priori les Kurdes comme des terroristes. Il faut reconnaître que la communauté kurde travaille infatigablement pour la paix. Cet assassinat trouve vraisemblablement ses racines politiques dans les milieux turcs qui boycottent les négociations de paix en cours".

    Bucchini : Rien ne peut justifier une telle exécution

    Dominique Bucchini, président de l’Assemblée de Corse : « Je suis horrifié et ému par l’assassinat de trois femmes kurdes à Paris la nuit dernière et dont l’une d’elle s’était rendue avec une délégation en Octobre dernier en Corse. Rien ne peut justifier une telle exécution et je souhaite renouveler à cette occasion mon chaleureux soutien et ma solidarité bienveillante avec le peuple kurde qui se bat pour faire respecter dans la dignité ses droits les plus élémentaires. Je rappelle que l’Assemblée de Corse avait récemment voté une motion à l’unanimité afin de soutenir le peuple kurde dans son combat pour une reconnaissance culturelle et politique. »

    FARC : Une action criminelle des ennemis des peuples

    La délégation de la paix FARC-EP dit affirme être « bouleversée» avant de poursuivre: « Nous exprimons notre rejet total de cette action criminelle des ennemis de l'indépendance des peuples, tout en exprimant notre solidarité avec les militants du PKK. »

    Appel à manifester samedi à Paris

    Le PKK, les Congres National du Kurdistan, la Confédération des associations kurdes en Europe, la Fédération des associations kurdes en France, le principal parti kurde légal en Turque BDP, ainsi que de nombreuses associations kurdes et françaises ont appelé à se rassembler samedi 12 janvier à 12h00 à Gare de l’Est contre l'assassinat des trois activistes.

    Une délégation du Groupe GUE/NGL, composé par plusieurs députés européens, y compris français, sera également présente à cette manifestation publique.


  • Trois militantes kurdes assassinées à Paris

     

    Les victimes de l’attaque sont Sakine Cansiz, l’une des fondateurs du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante du Congres National du Kurdistan (KNK), basée à Bruxelles, et Leyla Soylemez, une jeune activiste

    Les corps de trois femmes ont été retrouvés vers 1 heure par leurs amis, inquiets après de nombreux coups de téléphones sans réponse. « Lorsqu’ils ont vu des traces de sang sur la porte, ils ont cassé la porte, et ont découvert les corps de trois femmes exécutés » a dit Mehmet Ulker, président de la Fédération des associations kurdes en France (FEYKA).

    Selon la police, le crime a probablement été commis mercredi après-midi vers 15 heures. Des armes silencieuses auraient été utilisées dans l’attaque, a-t-on appris de sources kurdes.

    Cette attaque intervient au moment où le gouvernement turc entame des négociations directes avec le leader kurde Abdullah Ocalan, emprisonnés sur l’Ile d’Imrali depuis 1999 sous l’isolement total.

    Dans un bref communiqué, la FEYKA a appelé tous les kurdes d’Europe à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/100113/trois-militantes-kurdes-assassinees-parissakine-rojbin1.jpg

    Fidan Dogan.jpg

    Fidan Dogan (Rojbin), représentante du
    Congres National du Kurdistan (KNK),
    une des victimes de l'assassinat

    Trois activistes kurdes ont été retrouvées mortes dans la nuit de mercredi à jeudi, tuées chacune d'une balle dans la tête, dans les locaux d'une association de la communauté kurde à Paris dans le Xe arrondissement, a-t-on appris de sources concordantes.


    "La scène peut laisser penser qu'il s'agit d'une exécution, mais l'enquête devra éclaircir les circonstances exactes de ce drame", a précisé une source policière.

    Sur les trois victimes, une était Fidan Dogan (Rojbin), 32 ans, permanente du centre d'information du Kurdistan, a déclaré à l'AFP le responsable du centre Leon Edart, responsable de la fédération des associations kurdes.

    Elle était également la représentante en France du Congrès national du Kurdistan, a précisé dans un communiqué diffusé sur place la Fédération des associations kurdes de France.

    Selon la fédération, les deux autres victimes sont Sakine Cansiz, présentée comme "une des fondatrices du PKK" et Leyla Soylemez, une "jeune activiste".

    Dès l'annonce de ces assassinats, des centaines de Kurdes se sont rassemblés devant l'immeuble, scandant "Elles ne sont pas mortes", "Nous sommes tous PKK!", "Turquie assassin, Hollande complice !"

    Selon le récit de M. Edart, mercredi à la mi-journée, les trois femmes étaient seules dans les locaux du centre d'information, situé au premier étage et pourvu d'un digicode et de sonnettes, dans cet immeuble du 147 rue Lafayette.

    En fin d'après-midi, un membre de la communauté a essayé en vain de les joindre. Il a tenté de se rendre sur place, mais n'avait pas les clés et n'a pu entrer immédiatement.

    Selon la fédération des Kurdes de France, des Kurdes inquiets se sont alors rendus sur place. Ils auraient vu des traces de sang sur la porte qu'ils auraient alors défoncée. Ils ont découvert les trois corps vers 01H00 du matin, selon cette source.

    Deux des femmes auraient été tuées d'une balle dans la nuque, la troisième présentant des blessures dans le ventre et au front, selon cette source.

    Aucune plaque ne signale la présence du centre d'information du Kurdistan. D'après Leon Edart, les victimes auraient peut-être ouvert la porte à leur(s) assassin(s).

    "Selon des sources kurdes, des armes munies de silencieux auraient été utilisées", affirme dans son communiqué la Fédération des associations kurdes de France. Citant la police, la fédération affirme que le crime aurait pu se produire mercredi vers 15H00. Elle appelle les Kurdes d'Europe "à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque".

    La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête.

    Qualifiant ces "assassinats" d'"insupportables", le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a indiqué qu'il se rendrait sur place.

    Les Kurdes représentent une population de plus de 150.000 personnes réparties sur tout le territoire français avec une forte concentration en Île-de-France, en Alsace, en Lorraine et dans les Bouches-du-Rhône, selon une étude réalisée en 2006 par Rusen Werdi, experte de l'Institut kurde de Paris.

    Elle est formée de près de 90% de Kurdes de Turquie. On compte environ 6.500 Kurdes iraniens et 4.800 Kurdes irakiens. Le reste est formé de Kurdes de Syrie, du Liban et des ex-républiques soviétiques du Caucase.

    Les premiers migrants kurdes sont arrivés dans le cadre des accords bilatéraux entre la France et la Turquie signés en 1965. Ceux-ci - une main-d'oeuvre masculine principalement - ont quitté leur terre pour des raisons économiques et ont longtemps occulté par habitude leur "kurdité".

    Les événements politiques dans les différents pays (révolution islamique en Iran en 1979, coup d'Etat militaire en Turquie en 1980...) ont ensuite précipité l'arrivée massive des Kurdes en Europe et notamment en France.

    L'ouverture de la France à cette immigration a notamment reposé sur l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, réputée plus sensible à la question kurde. (AFP, 10 janv 2013)

    http://www.info-turk.be/413.htm#Trois

    Lien permanent Catégories : Politique
  • Ne pas défendre Manuel TORNARE!

    Tornare a déclaré qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections du Conseil d’Etat. A dire vrai, sa décision ne m’a pas étonné. J’ai appris par Facebook qu’il sera interviewé par Décaillet dans son émission « Genève à chaud » le 7 janvier à 19h. J’ai décidé d’aller l’écouter. Je pensais qu’il y aurait d’autres militants socialistes, mais à ma grande surprise j’étais le seul militant présent. Lors d’interview de M. Tornare, je me suis souvenu nos rencontres lors des précédentes campagnes électorales. Où étaient maintenant les personnes qui faisaient la queue pour pouvoir lui parler pendant deux minutes ? Lors que vous avez le pouvoir, tout le monde est avec vous, mais dans le cas contraire vous restez seul. C’est certainement la face moche et hypocrite de la vie et de la politique.

    L1011883.jpg

    L1011877.jpg

    Dans la vie et dans la politique, les erreurs individuels sont et/ou devraient être assumées par leurs auteurs, mais celles institutionnelles sont payées par toute la société.

    Mon but n’est pas de défendre M. Tornare. Il n’en a d’ailleurs pas besoin. Il faut mentionner au passage qu’il, en tant que personne ou représentant d’institution,  ne m’a jamais aidé, au contraire. Mais je n’arrive pas à comprendre, en tant que militant socialiste, que quelqu’un comme lui qui a servi son parti depuis son adolescence soit laissé seul à ce point. A mon avis, le parti socialiste genevois devait le présenter au Conseil d’Etat, sachant que les élections se dérouleront en deux tour et le dernier mot revient au peuple.

    Bien entendu, personne n’est irremplaçable, mais je pense qu’il est important de maintenir l’intégrité dans la politique.

    En conclusion, ceux et celles qui utilisent tous les moyens pour arriver au pouvoir (manœuvres, clanisme, etc.) sont condamnés, tôt ou tard, à perdre.

    L1011885.jpgL1011891.jpgL1011894.jpgL1011901.jpg