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Demir SÖNMEZ - Page 276

  • Est-ce le gouvernement turc qui dirige la Ville de Genève et la Suisse ?

    COMMUNIQUE DE PRESSE
    Les Réverbères de la mémoire (monument à la mémoire des Arméniens et des peuples opprimés) aux oubliettes ?
    Est-ce le gouvernement turc qui dirige la Ville de Genève et la Suisse ?


    L’édification d’un monument à la mémoire commune des Arméniens et des Genevois a été votée en mai 2008 par le Conseil municipal de la Ville de Genève. Suite à un concours international auprès d’artistes reconnus, « Les Réverbères de la Mémoires » de Melik Ohanian a été choisi à la fin 2010. C’est une œuvre qui concerne non seulement le peuple arménien, mais également toutes les personnes ayant été victime d’injustice, de violence, ou ayant connu l’amertume de l’exil. L’inauguration de cette œuvre avait été prévue le 24 avril 2013. Plus de deux mois après, elle n’a toujours pas eu lieu. Que se passe-t-il ?

    D’aucuns avancent que le Conseil administratif de la Ville de Genève serait sous pression par le gouvernement turc négationniste pour ne pas ériger ladite œuvre. Si c’est le cas, c’est la souveraineté de la Suisse qui est remise en question. Il faudrait désormais que les collectivités publiques suisses s’adressent aux Etats étrangers avant de définir leur politique, y compris culturelle ! C’est à se demander si le gouvernement turc ou les autres gouvernements demandent l’avis de la Suisse pour définir leur politique ?

    Il n’est pas admissible que le Conseil administratif de la Ville de Genève se laisse intimider par des défenseurs du génocide arménien pour perpétuer la falsification de l’histoire. Les générations actuelles et futures devraient connaître la vérité afin que ce genre de crime contre l’humanité ne se répète plus.

    C’est pourquoi nous appelons les citoyens genevois à se mobiliser pour exprimer leur solidarité et compassion envers les Arméniens, victimes d’une immense injustice, en demandant aux autorités de la Ville de Genève d’honorer leur engagement et de démarrer la construction des Réverbères de la mémoire au plus vite, dans le parc de l’Ariana.

    Genève, le 30 juin 2013

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

  • Egypte : un dictateur en remplace un autre!

    Cette après midi, face au palais wilson plus de deux cent égyptiens se sont rassemblé pour protester la politique du gouvernement après la révolution.

    Il ont dis que rien n’a changé après la chute de Mubarak, juste un nouveau dictateur, la démocratie, liberté et les droits de l’homme ne sont pas respecter par le gouvernement. Les manifestant demandent le président Morsi et sont gouvernement.

    Les manifestants on apporté des drapeau de leur pays et des banderole “Dégage Morsi”

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    Photos: Demir SÖNMEZ

     

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  • Commémoration du génocide de Srebrenica, plus jamais ça!

    Ce matin sous la pluie à la place des nations  et autour de la pierre "Kamen Spavac" une centaines de bosniaques se sont rassemblé pour une journée de commémoration du génocide de Srebrenica 1995. Madame Anne Emery Torracinta (Députe du  Grand Conseil et candidat conseil d' état du PSG), Monsieur Rémy Pagani (Conseil administratif ville de Genève et candidat conseil d' état d’Ensemble de Gauche) et  Madame Martine Sumi (conseil municaple ville de Genève), ils ont partageaient la douleur de la communauté bosniaque. Ce rassemblement est Organisé par l’Association culturelle des Bosniaques de Genève.

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    Que s'est -il passé à Srebrenica le 11 juillet 1995 ?

    Ce jour fut le premier d'un massacre de plus de 8000 hommes, reconnu comme un génocide par le Tribunal Pénal International pour l'Ex-Yougoslavie (TPIY) et la Cour internationale de justice.

    Srebrenica, une ville du Nord-Est de la Bosnie Herzégovine, non loin de la Drina qui marque la frontière avec la Serbie, était habitée comme la plupart des villes du pays par des Musulmans de Bosnie, ou Bosniaques1 et des Serbes. Dès les débuts de la guerre, en 1992, les troupes des nationalistes serbes de Bosnie avaient occupé la région. La ville et la zone qui l'entoure, qui résistaient, furent proclamées 'Zone de sécurité' par les Nations Unies le 16 avril 1993 suite à une initiative du général Morillon, qui, retenu par les habitants, s'engagea à les protéger. La 'zone de sécurité' étant donc théoriquement protégée par la présence de casques bleus, les habitants et les militaires bosniaques qui assuraient sa défense furent désarmés. En 1995, un bataillon de casques bleus néerlandais était installé dans une usine désaffectée à Potočari, à six kilomètres au nord de la ville. Dès le 6 juillet 1995, les Serbes commencèrent à pilonner l'enclave et les postes des Nations Unies. Le bataillon hollandais demanda un soutien aérien aux autorités de l'ONU, qui le refusèrent. Le 11 juillet 1995, agissant sous l'autorité de Radovan Karadžić, président de la 'Republika srpska'2 proclamée en 1992, et commandant suprême de ses forces armées, le général Ratko Mladić, chef de l'état major de l'armée des Serbes de Bosnie, et Radislav Krstić, alors commandant et chef d'état major du "Corps de la Drina" entrèrent dans la ville. La population civile tenta de chercher refuge auprès des casques bleus de la FORPRONU et se dirigea vers Potočari. De là, les hommes du 'Corps de la Drina' furent autorisés par les soldats hollandais à faire monter dans des autobus 25 000 femmes, enfants et personnes âgées, tous Musulmans de Bosnie, qui furent emmenés à Kladanj, près de Tuzla, en territoire contrôlé par le gouvernement de Bosnie. Les hommes furent exécutés, les uns sur place, par petits groupes, ou emmenés sur différents sites, près de Bratunac, puis jusqu'à Zvornik à 70 km au nord de la ville, où eurent lieu des exécutions par centaines ou milliers d'hommes. Le soir du 11 juillet, une colonne de 15 000 personnes composée pour moins d'un cinquième de "soldats" équipés de fusils de chasse et armes de fortune, et pour le reste de civils, hommes, femmes et enfants, tenta de rejoindre à pied à travers la forêt un territoire non contrôlé par les Serbes, à une centaine de kilomètres de là. La colonne était harcelée par les bombardements, et suivait un chemin miné. Seuls les premiers partis purent arriver. Les Serbes ne tardèrent pas à couper la route et capturèrent un grand nombre d'hommes auxquels ils firent croire, grâce a des uniformes volés aux casques bleus, qu'ils étaient accompagnés par des soldats des Nations Unies qui allaient les protéger. Mais ces hommes connurent le même sort que ceux de Potočari. Informés du fait qu'ils allaient être échangés contre des prisonniers serbes, ils ne protestèrent pas quand on leur lia les mains dans le dos avec des fils métalliques. Les meurtres continuèrent jusqu'au 17 juillet, sous le commandement et le contrôle de Radovan Karadžić et Ratko Mladić, accomplis par le Corps de la Drina et d'autres milices paramilitaires, dont les "Scorpions", venus de Serbie. Les victimes furent d'abord enterrées sur place dans des fosses communes, puis déplacées en petit nombre vers des charniers dits 'secondaires', parfois à plusieurs reprises, afin de dissimuler le caractère massif des exécutions. Le nombre de victimes de ces sept journées s'élève à plus de 8 0003.

    Le génocide de Srebrenica n'appartient pas encore au passé.

    En Bosnie-Herzégovine, la Commission fédérale pour les personnes disparues dirigée par Amor Masović s'attache à la recherche des disparus. Une première liste de 8106 disparus a été publiée par ses soins, puis complétée ensuite4. C'est le nombre de 8372 victimes qui a été gravé sur le mémorial de Potočari. A l'heure actuelle moins de 6 000 corps seulement ont été retrouvés, mais ce nombre n'autorise pas à minimiser les faits. Chaque année voit la découverte de nouveaux charniers dans la région de Srebrenica : on découvrait par exemple les restes de 616 personnes à Kamenica en octobre 2007, puis encore de 24 victimes en octobre 2008, de 20 à Mrsici en mai 2009, de 19 dans le village de Bisina en octobre 2009... Les restes sont identifiés grâce à des analyses ADN ou des objets retrouvés à leurs côtés, avec l'aide des familles. Une des femmes de Srebrenica décrit dans ces termes la souffrance renouvelée de celles à qui l'on apprend la découverte des restes d'un proche : "Quand ils t'appellent pour te dire qu'ils ont identifié quelqu'un, c'est comme si la tragédie se repassait à ce moment, comme si le film repassait..."5. Depuis 2003, chaque 11 juillet, 400 à 600 victimes nouvellement identifiées sont inhumées au cimetière de Potočari, où a été construit un mémorial6.

    De très nombreuses familles sont, aujourd'hui encore, dans l'ignorance du sort d'un fils, d'un époux ou d'un père. Les femmes de Srebrenica se sont constituées en plusieurs associations pour la mémoire, pour la recherche des disparus, le retour des réfugiés, et, bien sûr, pour l'arrestation des criminels, ce qui, quinze ans après les faits, est toujours scandaleusement une question d'actualité7.

    http://www.mrap.fr/international/europe-russie-cei/federation-de-seine-saint-denis-commemoration-du-genocide-de-srebrenica

     

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    Photos: Demir SÖNMEZ

     

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