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  • Droits humains bafoués en Turquie,Liberté pour Murad Akincilar

     

    Le Comité à Murad AKINCILAR distribue un appel "Droits humains bafoués en Turquie,Liberté pour Murad Akincilar"  devant

    les entrées de Nation Unies avant l'examen périodique universel de la Turquie dans cadre du Conseil des droits de l'homme

     

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    Genève, le 10 mai 2010

     

    En Turquie de nombreux syndicalistes et militants des droits humains sont victimes d’abus et violations dans l’exercice des droits élémentaires.

    La Turquie est parfois présentée comme démocratique et aspirant à adhérer à l’Union Européenne. Or, ce pays ne respecte pas pleinement les droits syndicaux et sa législation contient de nombreuses lois anti-démocratiques. En effet, les droits d’organisation, de grève et de négociation collective sont extrêmement restrictifs et ne respectent pas les normes de l’OIT.

     

    Le licenciement en masse des membres des syndicats et l’arrestation arbitraire suivie de procès fantoches contre leurs dirigeants sont fréquents. La police a souvent recours à la violence à l’encontre de grévistes et de manifestants pacifiques. Ainsi, les syndicalistes, les militants des droits humains, les opposants politiques, les militants de la cause kurde sont systématiquement victimes des pratiques arbitraires des autorités turques pour être réduits au silence. Parmi les armes utilisées par les autorités turques c’est de les taxer, sans aucun fondement, de terroristes ou de soutien aux terroristes.

     

    Le syndicaliste d’Unia, monsieur Murad Akincilar est militant des droits humains et il a été arrêté le 30 septembre 2009 à Istanbul alors qu’il rendait visite à ses parents. Depuis, il a été incarcéré sous l’accusation fallacieuse « d’appartenance à une organisation terroriste », les autorités turques faisant l'amalgame entre ses articles publiés dans la revue Transformation démocratique et une organisation nébuleuse. Economiste, syndicaliste, formateur et écrivain, M. Akincilar est un intellectuel turc très productif qui milite pour le respect des droits humains et la démocratisation de son pays.

     

    Des milliers de personnes parmi lesquelles les élus cantonaux, nationaux et européens, des syndicats, des organisations de défense des droits humains, ont apporté leur soutien à la campagne pour la libération de Murad.

    Il s’avère que, comme nous le soupçonnions, les faits reprochés à notre camarade sont totalement infondés. D’ailleurs, la Plate-forme de

    solidarité avec les journalistes détenus en Turquie (TGDP) a immédiatement condamné l’arrestation et l’incarcération de Murad, en soulignant que « Le fait de mépriser le professionnalisme des journalistes opposants au régime, accuser sans aucun fondement ces derniers d'être « membres d'organisations terroristes et de vouloir les réduire au silence sont des politiques traditionnelles de l'Etat turc ».

    Le Grand conseil genevois a adopté une motion en janvier dernier pour demander au Conseil d'Etat d'intervenir auprès du Conseil fédéral en faveur de Murad.

     

    Les élu-e-s romand-e-s (Mme Liliane Maury Pasquier et M. Jean-Claude Renwald, entre autres) ont déposé des interpellations urgentes devant les Chambres fédérales pour demander l'intervention du gouvernement suisse auprès des autorités turques en faveur de Murad.

     

    Il faut rappeler que l’état de santé de Murad est très préoccupant. Murad a été opéré des deux yeux au mois d'octobre, après s'être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue. Il s'agissait de décollements de rétines. Ces décollements ont eu lieu après des heures d'interrogatoire, au cours duquel ont été utilisés des spots puissants occasionnant un stress particulièrement violent.

     

    Il semble également qu'à cause du retard de l'intervention chirurgicale sa capacité de récupération ait été sérieusement amoindrie. Selon les informations à notre disposition, Murad a été opéré une deuxième fois à l'œil gauche. Les conditions de détention dans les prisons turques dites de « haute sécurité » sont très dures voire inhumaines, surtout lorsqu'on est accusé du terrorisme et que la présomption d'innocence n'existe pas dans ce pays.

     

    Le procès de Murad Akincilar est fixé au 3 juin à Istanbul. Une délégation internationale assistera à cette audience.

    Nous appelons tous les Etats à tout mettre en œuvre, en intervenant auprès des autorités turques, pour la libération de Murad.

     

    LIBERTÉ POUR MURAD !

     

    Comité de soutien à Murad Akincilar, c/o Unia, 5 ch. Surinam, cp 288, 1211 Genève 13

     

     

    Lien permanent Catégories : Solidarité
  • L’Iran exécute cinq militants kurdes

     

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    Farzad Kamangar, instituteur, et sa classe


    Iran Manif - Cinq personnes, dont une femme, accusées d'avoir commis des attentats dans plusieurs villes iraniennes et d'avoir des liens avec des "groupes antirévolutionnaires" ont été pendues dimanche dans la prison d'Evine à Téhéran, a annoncé l'agence officielle Irna. Les cinq condamnés étaient accusés notamment "d'actes terroristes, incluant des attentats à la bombe contre des bâtiments gouvernementaux et des bâtiments publics dans des villes iraniennes", selon Irna qui ne précise pas dans quelles villes et à quelles dates ces attentats auraient été commis.

     

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    L'agence officielle, qui cite un communiqué du bureau du procureur de Téhéran, ne précise pas non plus à quels "groupes antirévolutionnaires" les condamnés auraient été affiliés.

    Elle identifie simplement les cinq condamnés par leurs noms, comme étant Shirine Alamhouli, Farzad Kamangar, Ali Heidarian, Farhad Vakili et Mehdi Eslamian.

     

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    Selon des sites internet iraniens collectant des informations sur la situation des droits de l'Homme en Iran, Mehdi Eslamian, 30 ans, arrêté en mai 2008 sous l'accusation de liens avec le mouvement monarchiste de l'Assemblée du Royaume (Tondar), était le frère de Mohsen Eslamian, un des trois hommes exécutés le 10 avril 2009 pour l'attentat commis un an plus tôt contre une mosquée de Shiraz (sud).

    Shirine Alamhouli, Ali Heidarian, Farhad Vakili

    Cet attentat avait fait 14 morts et quelque 200 blessés le 12 avril 2008. Il avait été attribué par les autorités au groupe monarchiste, qui l'avait également revendiqué sur son site internet.

    Les quatre autres condamnés exécutés dimanche étaient apparemment des militants kurdes liés au mouvement indépendantistes armé PJAK, proche du PKK turc et responsable de nombreux attentats au Kurdistan iranien.

    Shirine Alamhouli, agée de 28 ans, avait été arrêtée en 2008 à Téhéran et jugée en décembre 2009 sous l'accusation de liens avec le PJAK, selon un de ces sites internet.

    Farzad Kamangar, enseignant dans la ville de Kamyaran (province du Kurdistan, nord-ouest) avait été arrêté en juillet 2006 et condamné à mort en mai 2008 pour appartenance au PJAK et "possession d'explosifs". Il avait été jugé "ennemi de Dieu", une qualification qui peut entraîner le peine de mort.

    Farzad Kamangar, Farhad Vakili et Ali Heidarian avaient été présentés en août 2008 comme des "membres de la communauté kurde" par l'Union européenne qui avait dénoncé leur condamnation à mort et appelé Téhéran à stopper les exécutions.

    En 2009, au moins 270 personnes avaient été exécutées en Iran.

    (AFP)

     

  • Güler Zere est morte



    Güler Zere est morte

    Güler Zere s'est éteinte aujourd'hui vers 16h50 (heure turque) dans le quartier d'Armutlu à Istanbul, des suites d'un long combat contre le cancer de la bouche.
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    Prisonnière politique pendant 14 ans pour son appartenance au mouvement marxiste DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), elle est morte de l'incurie des autorités pénitentiaires et de l'Institut médicolégal qui l'ont laissée agoniser en captivité, à petit feu, sachant qu'elle était légalement libérable pour raisons de santé.
    L'an dernier, après quatre mois de campagne intensive pour sa libération, l'opinion publique progressiste turque et internationale était parvenue à contraindre les autorités turques de la faire libérer. Le 6 novembre 2009, elle bénéficia en effet de la grâce présidentielle grâce à ces pressions démocratiques.

    A peine sortie de prison, elle participa aux rassemblements de solidarité avec les prisonniers malades organisés chaque vendredi dans la rue Istiklal à Istanbul.
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    Mais le mois dernier, son état de sa santé s'est subitement détérioré.
    Dans l'une de ces dernières lettres, elle écrivait d'ailleurs: "Ils m'ont abandonnée sur les berges de la mort. Ils ont usurpé mon droit à la vie en me donnant le droit de mourir dehors. Je n'oublierai pas. Et dire qu'il y a encore des prisonniers malades."

    Elle est morte à l'âge de 38 ans, le cœur empli d'amour et d'espoir en des lendemains meilleurs, entourée de ses amis et camarades.

    Le 7 mai 2010
    Sources: Halkinsesi TV, Milliyet, NTV.

    Maison Populaire de Genève
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    Lettre de la prisonnière politique Güler Zere, peut-être la dernière !

    http://demirsonmez.blog.24heures.ch/archive/2009/09/04/lettre-de-la-prisonniere-politique-guler-zere-peut-etre-la-d.html

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    31/08/2009 Journale 24Heures

    http://demirsonmez.blog.24heures.ch/archive/2009/08/31/nous-vous-appelons-a-arreter-cette-mort-tous-ensemble.html


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    Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble.

    Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble !

     

    Nouvel appel pour la libération de la prisonnière Güler Zere

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    Güler ZERE est une détenue politique incarcérée depuis 14 années.  Aujourd'hui, elle se trouve à la chambre pour les détenus de l'hôpital "Balcali" de la Faculté de la Médecine de l'Université de Cukurova (Adana).

    Güler ZERE est privée du diagnostic à temps  et les soins efficaces à cause de l'isolement/traitement qui est en vigueur dans les prisons de la Turquie.



    Encore, aujourd'hui, Güler ZERE est privée des soins suffisants. Il y a le risque de vie.



    Les médecins spécialistes du département d'oncologie et de l'ophtalmologie de l'hôpital de l'université où Güler ZERE est soignée ont établie deux rapports médicaux.



    Ces rapports ont été demandés par le procureur général de la République d'Elbistan (la ville de la prison de Güler) en vertu de l'article 16/2 de la loi 5275 qui concerne l'Exécution des Peines et des Sécurités.

    Le procureur compétent est lui puisque Güler était dans la prison d'Elbistan jusqu'a son transfert à l'hôpital.



    L'article concerné est libellé :



    "(...) Pour les autres maladies, l'exécution de la peine continue dans les sections pour les détenus des institutions de santé officielles. Mais, même dans ce cas, si l'exécution de la peine de la prison constitue un danger précis pour la vie du détenu, il y a le sursis à  l'exécution de la peine jusqu'à la guérison du détenu."

    Le premier rapport établi par l'Université dit qu'il est impossible de soigner Güler ZERE dans les conditions de la prison et le deuxième rapport de l'Université dit que les soins pour Güler dans les sections pour les détenus des institutions de santé officielles non plus est possible.

    En conséquence, les résultats communs des deux rapports déclarent que Güler ZERE a un risque de vie et un sursis à l'exécution de sa peine est nécessaire.



    Le parquet d'Elbistan a envoyé ces rapports à la troisième section de la Médecine Légale d'Istanbul en se basant sur la circulaire de 01.01.2006/21 du Ministère de la Justice qui concerne "le sursis à l'exécution de la peine de prison à cause de la maladie".

    L'article de la circulaire est libellé:



    "(...) En cas de la contradiction dans les rapports établis par la Médecine Légale ou dans les rapports confirmés par la Médecine Légale et établis par les conseilles de santé des hôpitaux concernés ou dans le cas où le contenu des rapports n'est pas suffisant pour former une décision, il est nécessaire de demander un rapport Au Conseil Général de la Médecine Légale(...)".



    Le Ministère de la Justice, en se basant sur cette circulaire, prévoit le contrôle des opinions médicales des professeurs et des maitres de conférences de la Faculté de la Médecine spécialistes dans leur domaine par les fonctionnaires de la Médecine Légale qui dépendent de la Ministère de la Justice.



    Apres un voyage de 14 heures, on a traduit Güler ZERE devant le conseil de la Médecine Légale qui a fait un examen de 5 minutes.

    Le résultat est "il n'est pas nécessaire un sursis à l'exécution de la peine".

    L'examen de la Médecine Légale n'est pas scientifique.


    Les médecins spécialistes qui sont le personnel de l'Institution de la Médecine Légale contrôlent les rapports de leurs professeurs et de leurs maitres de conférences.



    Il y a plusieurs exemples qui démontrent que la Médecine Légale n'est pas impartiale et équitable. En plus, à cause des fautes scientifiques et des fautes de droit, le président de la République a demandé le contrôle de cette Institution par l'Institution de Contrôle de l'Etat.

    La situation de Güler ZERE s'aggrave et l'Etat l'a abandonnée à la mort puisqu'elle est privée des soins efficaces, du moral, de libre choix de médecin et des soins alternatifs.



    Le Ministère de la Justice doit corriger immédiatement sa faute de suivre la circulaire no.21 et doit laisser faire contrôler les rapports des Conseilles des Universités par l'Institution de la Médecine Légale.

    Cette appréhension n'a pas une base légale et scientifique.


    Güler ZERE doit être libérée immédiatement avec un sursis à l'exécution de sa peine en vertu de l'article 16/2 de la loi 5275.



    Nous vous appelons d'arrêter cette mort et empêcher la mort de Güler ZERE devant nos yeux.

     

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    Pour cette raison, vous pouvez envoyer une télécopie ou vous pouvez appeler le Ministère de la Justice de la Turquie pour la libération de Güler ZERE.

    Vous pouvez protester cette situation. Vous pouvez écrire une lettre de la solidarité à Güler ZERE.

     

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    Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble.

     



    Pour soutien à Güler ZERE, vous pouvez écrire à cette adresse:



    Güler ZERE


    Çukurova Universitesi Balcali Araştırma Hastanesi Mahkum Koğuşu

    ADANA – TURQUIE

    et
    Karatas Hapishanesi (Prison de KARATAS)


    ADANA – TURQUIE

     

     

    Protestation auprès du Ministère de la Justice:

     

    Envoyez vos lettres de protestation au ministère turc de la justice :

    M. Sadullah ERGIN, Ministre de la Justice

    Republic of Turkey

    Ministry of Justice

    06669 ANKARA

    Courriel : sadullahergin@adalet.gov.tr

    TEL: 90(312)417 77 70


    FAX: 90(312)419 33 70


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