Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • Murad AKINCILAR, DEPUIS LE 30 SEPT.2009 EMPRISONNE EN TURQUIE

    Plateau de Champel

    Plateau de Champel

    JPG - 588 ko
    Parc Alfred-Bertrand
    Parc Alfred-Bertrand

    Parc Alfred-Bertrand

    JPG - 557.2 ko
    Sue St-Léger / Bastion
    Sue St-Léger / Bastion

    Sue St-Léger / Bastion

    JPG - 636.9 ko
    Plaine de Palais / Avenue du Mail
    Plaine de Palais / Avenue du Mail

    Plaine de Palais / Avenue du Mail

    JPG - 820.9 ko
    Parc la Grange
    Parc la Grange

    Parc la Grange

    JPG - 794.4 ko
    Bois de Bâti
    Bois de Bâti

    Bois de Bâti

    JPG - 600.6 ko
    Rue de Grand-Bureau / parc Acacias
    Rue de Grand-Bureau / parc Acacias

    Rue de Grand-Bureau / parc Acacias

    Place du Petit-saconnex

    JPG - 625.2 ko
    Parc Geisendorf/ Rue de Lyon
    Parc Geisendorf/ Rue de Lyon

    Parc Geisendorf/ Rue de Lyon

    Place des Nations


     


    Pour la libération du syndicaliste et militant des droits démocratiques Murad Akincilar

    Genève, le 13 janvier 2010

    Au nom du Comité de soutien pour la libération du syndicaliste genevois Murad Akincilar, détenu en Turquie depuis le 30 septembre 2009, nous sollicitons votre soutien dans la campagne pour sa libération.

    Nous avons l’honneur de vous adresser un appel international pour la libération de Monsieur Murad Akincilar. Le mercredi 30 septembre 2009, Monsieur Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul devant domicile par des agents en civil. Son épouse a été témoin de son arrestation.

    Murad Akincilar est un intellectuel, syndicaliste et militant des droits humains connu et engagé en Suisse comme ailleurs en Europe. Murad travaille à Genève auprès d’Unia, le plus grand syndicat de Suisse. Il y travaille depuis de nombreuses années comme secrétaire syndical. Citoyen de Genève, au bénéfice d’un permis d’établissement, il est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, pour une visite privée.

    Murad Akincilar semble être inculpé, comme c’est presque systématiquement le cas lors d’arrestations politiques en Turquie, d’entretenir des liens avec une organisation terroriste. Le dossier d’inculpation est resté à ce jour inaccessible en vertu d’une procédure d’exception en vigueur en Turquie.

    Des larges milieux politiques et sociaux en Suisse , près de deux mille personnes, des élus dans le parlement suisse et dans les parlements cantonaux, des partis, des associations et des syndicats ainsi que de larges milieux politiques dans les parlements - européen et allemand notamment - apportent leur soutien à M. Akincilar. Les grandes organisations syndicales internationales appuient cette cause et ont déjà adressé des lettres aux autorités turques. Si vous le désirez nous pouvons vous faire parvenir un exemplaire du dossier attestant ces soutiens.

    Concernant l’état de santé de Murad Akincilar, nous sommes extrêmement inquiets. Murad a été opéré des deux yeux au mois d’octobre après s’être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue sans que les autorités de détention ne s’en préoccupent. Il serait en train de récupérer sa capacité visuelle de l’œil gauche, mais aucunement de l’œil droit - qui pour l’heure n’a pas de vision - vraisemblablement à cause de la brutalité des spots et du stress violent lors des heures d’interrogatoire ainsi qu’à cause du retard de l’intervention chirurgicale.

    Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Monsieur Murad Akincilar.

    Nous vous serions extrêmement reconnaissants de bien vouloir intervenir auprès du gouvernement turc, pour demander la libération de notre collègue syndicaliste et militant des droits démocratiques.

    En vous remerciant d’avance pour votre soutien, en vous priant d’avoir l’obligeance de nous tenir au courant de vos démarches et de nous faire savoir si vous acceptez que nous en fassions état auprès des médias, nous vous adressons nos cordiaux messages.

    Pour le comité de soutien : Jamshid Pouranpir, Unia, chemin du Surinam 5,

    1203 Genève, Suisse

    Tél : +41 79 827 86 27, jamshid.pouranpir@unia.ch

     

    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Lien permanent Catégories : Solidarité
  • Appel contre la montée de tentatives de lynchage racistes enTurquie

    Appel contre la montée de tentatives de lynchage racistes en Turquie


    Depuis quelques semaines, on assiste, en Turquie, à une montée de tentatives de lynchage et d’attaques verbales injurieuses de type raciste. En outre, il est évident que les autorités politiques ferment les yeux, aucune procédure juridique ou administrative n’a été engagée contre la police qui reste passive et n’essaie pas d’arrêter les responsables de ces actes. Pire encore, non seulement les agresseurs ne sont pas poursuivis mais ce sont les "victimes" qui sont arrêtées.

    Lancer des menaces de mort sur des Kurdes, qu’ils soient des hommes politiques importants, des entrepreneurs ou des militants des droits de l’homme, est devenu courant en Turquie. On attaque aussi d’autres populations tels les Arméniens qui sont également devenus des "têtes de Turc" au sens figuré.

    Rappelons l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink, à Istanbul, il y a trois ans et aussi celui de religieux chrétiens ailleurs en Turquie. Nous constatons et ce sans l’ombre d’un doute que la répression et les attaquent visent les "autres" c’est-à-dire les "non-turcs" et aussi ceux qui ne fonctionnent pas selon la pensée unique et chauvine, tous sont fortement pris à partie depuis ces derniers mois et cela va en s’accentuant.

    Une initiative du gouvernement, ce qu’on a appelé "l’ouverture démocratique aux Kurdes", lancée en 2009, est clairement dans l’impasse. Malgré la nouvelle rhétorique, la législation turque, les services de sécurité et, depuis ces dernières semaines, des groupements de civils appellent "au sauvetage de la patrie". "Une nation, une langue, un drapeau" est redevenu le slogan récurrent des agresseurs soutenus par l’Etat. Les intimidations, les menaces, les tentatives de lynchage et les insultes vis-à-vis des "autres" de la part des groupements extrémistes sont devenus quotidiens.

    Le 22 novembre, à Izmir, le convoi des représentants du DTP, le Parti social-démocrate kurde, interdit depuis, a été canardé par des ultra-nationalistes turcs. Trois personnes ont été blessées. Autant l’interdiction, le 11 décembre, du parti DTP par la Cour constitutionnelle turque que les réactions brutales qui en découlèrent étaient prévisibles.

    Même, les groupements de gauche sont visés par les extrémistes. A Edirne, le 16 décembre dernier, trois étudiants de l’Association de la jeunesse de gauche (Gençlik Dernegi) qui faisaient campagne pour la fermeture de la base américaine d’ Incirlik, ont été arrêtés sous prétexte qu’ils faisaient de la propagande pour le DHKP-C. Le 27 décembre, un groupe de quinze étudiants et la mère d’un des étudiants arrêtés ont été la cible d’une tentative de lynchage par un millier de nationalistes extrémistes alors qu’ils récoltaient tout simplement des signatures pour une pétition demandant la libération des trois étudiants. Il est évident que les agresseurs ont été mobilisés par des policiers en civil. Cela est clairement prouvé par des témoignages de passants et des vidéos. Pendant la tentative de lynchage d’Edirne, les agresseurs ont lancé des slogans anti-Kurdes et anti-PKK tels que "A Edirne, il n’y a pas de place pour les traîtres" et "Mort au PKK !" alors que les étudiants n’avaient rien à voir avec la question kurde.

    Début janvier, 150 membres du Front populaire (Halk Cephesi) ont condamné cet incident, mais, une fois de plus, les protestataires ont été aspergés de gaz lacrymogènes et leurs agresseurs laissés en liberté.

    A Erzincan et Kars également, des protestataires contre l’affaire d’Edirne ont été agressés et la police, simple spectatrice passive, ne s’est pas interposée.

    Entre-temps, la communauté des Roms de Turquie a été également attaquée par une bande d’ultra-nationalistes turcs. Le 6 janvier, une dizaine d’hommes ont attaqué des habitations de Roms à Selendi, un faubourg de Manisa sur la mer Egée. Des maisons, des tentes et des véhicules de Roms ont été saccagés ou incendiés, des vitres brisées. Les agresseurs criaient des slogans racistes tels : "Selendi est à nous et restera seulement à nous" et "Nous ne voulons pas des Roms à Selendi". De plus, on a décidé d’évacuer les familles de Roms, soit 74 personnes de Selendi vers un autre district : Gördes. Depuis cette attaque raciste, il n’y a plus un seul Rom à Selendi. Les Roms ont aussi été victimes d’agressions racistes à Sakarya, Izmir, Mugla et Edirne.

    En Turquie, on laisse en liberté des agresseurs, des assassins et des maffieux qui échafaudent des plans de coups d’Etat alors que des enfants, des militants des droits de l’homme et des hommes politiques élus démocratiquement sont arrêtés et accusés d’être des "ennemis de l’Etat". C’est le monde à l’envers où Ubu est à nouveau roi !

    En 2009, trois centaines d’enfants ont été arrêtés.

    Depuis la nuit de la Saint Sylvestre, dans le cadre de l’opération contre l’Union des communautés kurdes (KCK), déjà plus de deux cents militants des droits de l’homme ont été arrêtés. Parmi eux, se trouve le président de la section de Diyarbakir de l’organisation des droits de l’homme et neuf bourgmestres issus du DTP. Lors de l’arrestation ils ont été menottés d’une manière scandaleuse. Entre-temps, Osman Baydemir, bourgmestre de Diyarbakir a reçu du tribunal de la ville une interdiction de quitter le pays et ce dans le cadre de l’opération contre le KCK.

    Il est évident que l’Etat turc n’a pas l’intention de prendre des mesures contre les campagnes haineuses des ultra-nationalistes. Au contraire ! On invite même la population à "sauver le pays" et à lutter contre "les autres".

    Nous, les quatre organisations démocratiques demandons aux autorités européennes de réagir d’urgence et avec la plus grande fermeté contre les tentatives de lynchage et les attaques constantes qui sont clairement soutenues et approuvées par les autorités turques.

    Bruxelles, l4 janvier 2010

    Institut Kurde de Bruxelles

    Association des Arméniens Démocrates de Belgique

    Association des Assyriens de Belgique

    Fondation Info-Türk

    ----------------------------------------------------------------------------------------------

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

     

    Lien permanent Catégories : Politique
  • 3e anniversaire de l'assassinat du journaliste arménien HRANT DINK

    Communiqué commun: Du monologue au dialogue... Du dialogue au silence...

    Le 19 janvier 2007, la liberté d'expression s'écroulait devant l'immeuble du journal AGOS et se noyait dans le sang de son rédacteur en chef, Hrant Dink. Les bas-fonds de l'Etat turc venaient de condamner à mort le futur d'une Turquie ouverte au renouveau, à la réconciliation de ses peuples, à la vérité historique et à l'Union européenne.  

    Sans le savoir, l'Etat venait d'ébranler les fondements du mutisme de la société turque. Hrant Dink croyait en son pays. Son pays le lui a rendu. 

    Dans un silence assourdissant, sa Turquie est née, celle dont il rêvait : elle se réunissait spontanément, d'un front commun et dans sa multiplicité pour rendre un dernier hommage à un visionnaire, pour dire stop à la folie des haines fratricides. 

    En octobre 2009, on interroge encore, on cherche toujours. Mais on sait. Mais ils savent. D'audience en audience, un spectacle de Guignols en continu. 

    L'Europe a condamné, l'Europe a demandé de condamner les coupables. Mais la volonté politique des plus hautes instances est-elle réellement de faire éclater la vérité au risque d'avérer un scandale politique ? 

    Ogun Samast a été armé par un Etat dans l'Etat, une entité ultranationaliste désireuse de museler tous ceux qui iraient à l'encontre du discours officiel : « qui sont Ergenekon » ? Pourquoi la justice turque continue-t-elle à protéger les responsables en éparpillant les procès, en se moquant ouvertement du droit, en ricanant lors des audiences ? Est-ce cela le legs de Hrant Dink? Non.  

    Il rêvait d'une Turquie moderne, fière, tournée vers l'Europe et capable de relever tous les défis  pour entrer dignement dans l'Histoire. 

    Mais au lieu de cela, les réseaux des pouvoirs militaires veillent au grain, les Loups Gris ne baissent pas la garde et de concert, ils condamnent, châtient et assassinent sans procès à l'intérieur et à l'extérieur du pays. 

    Le procès s'éternise et se heurte à des murs de plus en plus épais. Oublier Hrant Dink, c'est l'assassiner une deuxième fois. Baisser les bras devant le manque de volonté de la justice turque, c'est vider de sens la vie de Hrant Dink. 

    Tous ceux qui croient, qui espèrent et qui ont foi dans l'avenir ont le devoir de ne pas baisser les bras, de ne pas oublier et de réclamer inlassablement la justice pour ce journaliste passionné mais aussi pour tous les autres qui l'ont précédé et qui le suivent en Turquie, pour tous ceux que l'on tente de museler par un semblant de droit reflété dans un code pénal qui fait honte aux valeurs démocratiques
    universelles

    "Oui, je peux me voir dans l'inquiétude et l'angoisse d'une colombe, mais je sais que dans ce pays les gens ne touchent pas aux colombes. Les colombes peuvent vivre en plein coeur des villes, au plus chaud des foules humaines. Non sans crainte évidemment, mais avec quelle liberté ?"

    Hrant Dink.jpg


    Association des Arméniens Démocrates en Belgique
    Associations des Assyriens de Belgique
    Fondation Info-Türk
    Institut kurde de Bruxelles

     

    -----------------------------------------------------------------------------------------

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    assmp@assmp.org

    Lien permanent Catégories : Politique